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Toy Story 5 : j’ai vu le film en avant-première, et j’ai encore eu les larmes aux yeux

On pensait la saga définitivement bouclée, on redoutait la suite de trop, et pourtant... Invité à l'avant-première française de Toy Story 5 le vendredi 12 juin 2026, je suis entré dans la salle un peu comme un enfant, mais avec la nostalgie en plus. Après des adieux que je trouvais déchirants dans le quatrième volet, le retour aux affaires d'Andrew Stanton ressemblait fort à un caprice mercantile de Disney. Quelle claque. Sortez les mouchoirs, je vous explique pourquoi Pixar vient de signer un nouveau coup de maître.

J’ai pu découvrir en avant-première Toy Story 5 vendredi 12 juin 2026 en fin de journée, parfait pour commencer le week-end et avoir des étoiles plein les yeux. Car c’est vraiment ça que procure généralement un film Pixar : une sensation de plénitude quand commence le générique de fin, en ayant l’impression d’avoir assisté à quelque chose de grand et d’intelligent mais aussi d’émouvant.

Je fais partie de ceux qui ont grandi avec Andy. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps devant l’incinérateur du 3, et j’avais gentiment accepté la conclusion douce-amère du 4 en me disant : « Cette fois, c’est bon, laissez nos jouets en paix ». Alors, quand Pixar a officialisé Toy Story 5, j’ai grincé des dents, craignant le syndrome du film de trop destiné uniquement à aller chercher le milliard de dollars au box-office. Mais Andrew Stanton connaît ses personnages par cœur. En confrontant Woody, Buzz et toute la bande à l’ère ultra-connectée des enfants d’aujourd’hui, le studio ne livre pas une simple suite, mais une réflexion moderne, drôle et profondément bouleversante.

Le coup de génie : Jessie prend les commandes de Toy Story 5

Si vous pensiez que Woody et Buzz allaient encore une fois se disputer le lead, détrompez-vous. La véritable immense surprise de ce film, c’est que c’est l’histoire de Jessie avant tout. L’intrigue démarre de façon un peu décousue, le temps de mettre en place plusieurs arcs narratifs en parallèle. Mais dès que le récit trouve son rythme de croisière, l’énergie de la cow-girl emporte tout sur son passage. C’est elle qui devient alors le moteur émotionnel de l’aventure, et ce choix insuffle une fraîcheur et une dynamique inédites qui manquaient cruellement au film précédent.

Et que dire des petits nouveaux ? Dans la version française, le comédien Jonathan Cohen prête sa voix à un nouveau jouet nommé Rouleau Pote, et je peux vous assurer qu’il s’impose instantanément comme l’un des personnages les plus hilarants de la franchise.

Jouets vs Technologie

Le pitch de Toy Story 5 me semblait au départ un peu simpliste, les jouets face à Lilypad, une tablette numérique qui accapare chaque seconde du temps de cerveau disponible de Bonnie. Je craignais une leçon de morale un peu cousue de fil blanc sur le thème du « c’était mieux avant ».

Heureusement, Pixar est bien plus intelligent que ça. Le conflit entre les jouets et les écrans est traité avec une nuance folle. Le film ne tape pas bêtement sur la technologie, mais explore avec beaucoup de justesse le fossé qui se creuse dans l’imaginaire des enfants d’aujourd’hui. C’est drôle, c’est d’une pertinence absolue, et en tant qu’adulte, je dois bien avouer que le film donne une envie furieuse de confisquer toutes les tablettes des gamins de notre entourage pour leur remettre des jouets en bois entre les mains.

Le message sur l’importance des connexions humaines directes est asséné avec une force rare et avec beaucoup d’émotion. Cela tape juste, sans pour autant donner l’impression aux enfants qu’ils sont des débiles profonds s’ils aiment bien passer du temps sur une tablette ou un téléphone.

Un troisième acte dantesque

Si le premier tiers du film prend son temps, préparez-vous à un troisième acte absolument phénoménal. J’ai ri, j’ai vibré, et j’ai fini dans un état de décomposition émotionnelle totale. Visuellement, le studio atteint des sommets de photoréalisme et de mise en scène.

Et pour achever de nous briser le cœur, Pixar a sorti l’arme fatale : une belle leçon sur l’amitié entre deux enfants un peu à part. De quoi donner envie de cultiver sa différence et faire passer un message essentiel aux enfants (et aux plus grands) : la différence dans la manière de penser et de jouer est une force.

Quelle claque… Et surtout quelle émotion, le film réussit une fois de plus à vous faire verser une larme. Sans être au même niveau que Toy Story 4 pour son côté bouleversant, ce nouvel opus est un excellent épisode qui vient conclure la saga avec les honneurs.

Le verdict

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Source : Numeramavoir l'article d'origine ↗

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