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Accord de paix entre l'Iran et les Etats-Unis : que sait-on vraiment sur la présence de mines dans le détroit d'Ormuz ?

La circulation dans le détroit d'Ormuz doit pouvoir reprendre après la signature d'un accord entre Washington et Téhéran. Mais la possible menace des mines iraniennes pourrait être le principal obstacle à la reprise du trafic.

"Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots !" C'est le premier message de Donald Trump sur son réseau social Truth Social après l'annonce, lundi 15 juin, d'un accord entre les États-Unis et l'Iran. Le président américain a appelé à rouvrir "pleinement" le détroit d'Ormuz. La circulation, a précisé Donald Trump, devrait rouvrir à partir du 19 juin, date de la signature officielle du protocole. Sauf qu'une menace plane sur la possible reprise du trafic maritime, c'est celui des possibles mines présentes dans le détroit.

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La réalité c'est qu'à ce jour, il n'y a aucun élément - officiel - qui prouve la présence de mines dans le détroit d'Ormuz. Sous couvert d'anonymat, des sources au sein des renseignements américains ont affirmé à la presse que l'Iran avait posé des mines depuis le début de la guerre. Cela va - selon les déclarations - d'une dizaine de mines, selon CBS News à plus d'une vingtaine, selon le Washington Post. Sauf que les autorités américaines n'ont jamais confirmé ces estimations.

Côté iranien, aucun chiffre n'a fuité. Plutôt des informations au sujet de l'emplacement potentiel de ces mines. Mi-avril, les gardiens de la révolution islamique ont publié une carte qui indiquait une voie de passage sécurisée pour les navires autorisés à emprunter le détroit. Le document, que s'est procuré Al Jazeera, conseillait de passer plus au nord, vers les côtes iraniennes, à cause "de la probabilité de la présence de différents types de mine dans la zone de trafic principale". Selon plusieurs experts, l'Iran dispose d'un stock total d'au moins 2 000 mines, iraniennes, occidentales ou soviétiques.

Selon les experts militaires, l'arsenal iranien est très diversifié. Les modèles les plus souvent cités par les analyses américaines sont deux modèles de fabrication iranienne : les Maham 3 et les Maham 7. Les Maham 3 sont des mines tenues par une ancre et qui flottent sous la surface de l'eau à une profondeur calculée pour frapper la coque d'un navire. La Maham 7, un modèle plus récent, est posée sur le fond marin. Il repère les navires en captant leurs ondes magnétiques, acoustiques ou la pression. Les Maham 7 donnent du fil à retordre aux démineurs parce qu'elles sont plus difficiles à distinguer d'autres objets du fond marin.

Une première opération de déminage a eu lieu au mois d'avril avec le déploiement de deux destroyers lance-missile dans le détroit d'Ormouz. Mais aucun détail, ni aucun bilan n'a été communiqué. Avant de neutraliser des mines, il faut d'abord cartographier leur emplacement. Pour les détecter il faut utiliser des drones, des sonars ou des plongeurs démineurs. Chaque zone doit être explorée plusieurs fois pour s'assurer qu'aucune mine n'a été oubliée.

Plusieurs experts le soulignent, le déminage n'est pas le point fort de la marine américaine. L'équipement est en cours de renouvellement. Si la présence de mines iraniennes nombreuses étaient confirmée, les Etats-Unis pourraient donc être contraints de faire appel à leurs alliés occidentaux. Emmanuel Macron a d'ailleurs annoncé ce lundi que "la mission maritime internationale initiée par Paris et Londres était prête à accompagner la réouverture du détroit" notamment pour des opérations de déminage.

Source : franceinfovoir l'article d'origine ↗

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