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🌍 Monde

Conséquence de la guerre au Moyen-Orient, l'Agence internationale de l'énergie révise fortement à la baisse sa projection de demande mondiale de pétrole pour l'année en cours

L'AIE s'attend à ce que la demande mondiale baisse de 1,1 million de barils par jours, soit un repli presque trois fois plus important que ce qu'elle prévoyait en mai.

L'AIE s'attend à ce qu'elle baisse de 1,1 million de barils par jour, soit un repli presque trois fois plus important que ce qu'elle prévoyait en mai.

Le pétrole a-t-il de moins en moins la cote ? L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a de nouveau révisé à la baisse sa projection de la demande mondiale de pétrole pour 2026, mercredi 17 juin, dans son dernier rapport mensuel. L'agence explique cette tendance par l'impact "considérable" de la guerre au Moyen-Orient sur le marché, qui affecte également les stocks de pétrole mondiaux. L'AIE s'attend désormais à ce que la demande mondiale en or noir baisse de 1,1 million de barils par jour en 2026, soit un repli presque trois fois plus important que ce qu'elle prévoyait le mois dernier, lorsqu'elle tablait encore sur un retour à la normale dès le mois de juin.

L'accord trouvé entre les Etats-Unis et l'Iran peut débloquer le détroit d'Ormuz, où transitent 20% des flux mondiaux de pétrole, ouvre "la voie à une reprise des exportations du Moyen-Orient". Mais des "contraintes opérationnelles et politiques" continuent de "[faire] peser des risques sur les perspectives", tempère l'organisation, qui n'entrevoit pas de rebond de la demande ou de l'offre de pétrole avant 2027.

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L'interruption partielle du trafic maritime dans cet étroit passage entre l'Iran et les pays du Golfe, depuis le début du mois de mars, a provoqué une crise énergétique mondiale, contraignant de nombreux pays dans le monde à questionner leur dépendance aux importations d'hydrocarbures. En France, le gouvernement a présenté un plan d'électrification des usages, tandis que plusieurs pays asiatiques ont accéléré leur transition vers les énergies décarbonées, notamment renouvelables (solaire, éolien, etc.)

Des stocks mondiaux en chute libre

Dans ses chiffres préliminaires, l'AIE estime à presque 5% en glissement annuel la chute des livraisons de pétrole du deuxième trimestre, en raison "de la hausse des prix du carburant et des difficultés d'approvisionnement". Si ces chiffres se confirment, il s'agirait du premier recul trimestriel des livraisons depuis 2020, quand la pandémie de Covid-19 avait mis à l'arrêt l'économie mondiale.

"Malgré la baisse significative de la demande de pétrole (...), les réserves continuent de s'éroder à un rythme record", nuance l'AIE, qui rapporte que cette fonte des stocks est particulièrement marquée dans les pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dont les réserves ont atteint leur plus bas niveau depuis 1990. Les stocks mondiaux observés ont diminué d'environ 220 millions de barils sur avril et mai.

Pour l'année prochaine, l'AIE prévoit une hausse "modeste" de la demande (à hauteur de 2 mb/j), mais un gros rebond de l'offre (+8mb/j), ce qui pourrait apporter un "répit bienvenu" au marché du pétrole, et une "opportunité" de "reconstituer" les stocks.

Source : franceinfovoir l'article d'origine ↗

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