Coupe du monde 2026 : pourquoi la France n'est pas du tout le pays le plus affecté par les horaires tardifs des matchs en Amérique du Nord
Les pays nord-africains et européens sont les plus touchés par les rencontres qui se déroulent en fin de journée outre-Atlantique. A l'inverse, les supporters du continent américain peuvent profiter de nuits beaucoup moins hachées.
Tous les quatre ans, l'interrogation revient chez les fans de foot : la Coupe du monde va-t-elle leur permettre de voir les matchs de leurs champions sans trop sacrifier leur sommeil pendant un mois de compétition ? L'édition 2026, qui a débuté jeudi 11 juin au Mexique, aux Etats-Unis et au Canada ne fait pas exception, avec des sélections en lice, pour certaines, à plusieurs milliers de kilomètres de leur pays.
Mais tout le monde n'est pas affecté de la même manière par les horaires des rencontres, souvent en fin d'après-midi et en soirée. C'est ce que montre l'infographie publiée sur X par le démographe allemand Simon Kuestenmacher, qui a listé les horaires des trois matchs de poule pour chaque nation engagée et l'impact sur le sommeil des supporters, avec les habitudes de chaque pays en la matière.
Being sleep deprived due to the World Cup is normal but which nation's fans have their sleep disrupted the most? Spare a thought for the Algerian football fans! Group-stage kick off times converted to each team’s local time and how much sleep might be lost. Source:… pic.twitter.com/jMBZTZWBuM
La France profite d'horaires relativement classiques, avec une seule rencontre des Bleus à 23 heures, face à l'Irak, lundi 22 juin, contre deux matchs à 21 heures, face au Sénégal et à la Norvège, mardi 16 et vendredi 26 juin. En conséquence, sa "sleep tax", qui pourrait être traduite par le manque de sommeil par rapport à une nuit classique en France, est de cinq heures pour la phase de poule.
De très petites nuits en Algérie et en Tunisie
A l'inverse, les pays d'Amérique du Sud et d'Amérique du Nord profitent logiquement d'être alignés sur les fuseaux horaires identiques ou proches de ceux où se déroulent les matchs. Du Panama à l'Equateur, en passant par Curaçao, les habitants de sept pays ne verront pas d'impact de ce début de compétition sur leur nuit. C'est aussi le cas de la Corée du Sud et de la Nouvelle-Zélande, avec, en contrepartie, des matchs à regarder le matin ou tôt l'après-midi.
Au-delà de la France, modérément touchée, de fortes disparités existent en Europe. Si la Suisse et la Bosnie-Herzégovine, avec leurs trois heures de dette de sommeil, ou encore l'Allemagne et l'Angleterre avec quatre heures, n'ont pas vraiment à subir les effets du décalage horaire, la République tchèque et l'Ecosse sont les plus affectées, avec une "sleep tax" de 12 heures. La faute à plusieurs rencontres qui se disputent, pour leurs équipes nationales, en plein cœur de la nuit, mais qui sont l'occasion de belles fêtes nocturnes, comme le raconte The Guardian. Mais les fans de la Reprezentace et de la Tartan Army ne sont pas les plus à plaindre. Les Tunisiens (14,5 heures) et surtout les Algériens (18 heures) devront veiller très tard ou se lever très tôt pour regarder leurs joueurs tenter de se qualifier pour le tour suivant dans cette Coupe du monde.
Surtout, le décalage horaire ne va pas s'estomper lors de la phase à élimination directe et se poursuivra par la suite, avec le risque d'accroître la "sleep tax" pour les pays déjà fâchés avec Morphée. Si elle se qualifie en première position de son groupe, l'équipe de France devra par exemple jouer son seizième de finale à 23 heures, heure de Paris, le mardi 30 juin. Avant, peut-être, de forcer les supporters des Bleus à rester debout encore plus tard, pour se rapprocher du Graal.
Source : franceinfo — voir l'article d'origine ↗