NBA : "La plus grande leçon de ma vie"... Après une première campagne de playoffs magnifique, un dur retour sur terre pour Victor Wembanyama
Le Français de 22 ans, qui a porté les San Antonio Spurs jusqu'à la finale NBA pour sa découverte des playoffs, s'est violemment heurté à la dernière marche, face à des New York Knicks irrésistibles.
A force de se retrouver au bord du gouffre, les San Antonio Spurs ont fini par tomber. Dominateurs dans la plupart des rencontres de la finale NBA, les Texans n'ont pourtant remporté qu'un seul des cinq matchs face aux New York Knicks, et ont fini par laisser échapper le titre, battus sur leur parquet une quatrième et dernière fois (4-1), samedi 13 juin.
Face à une équipe survoltée, qui a remporté 16 de ses 19 matchs de playoffs cette saison (dont 13 de suite), Victor Wembanyama et les Spurs ont subi la foudre d'une équipe transfigurée, qui a ramené un titre à une Grosse Pomme en ébullition après avoir été sevrée de titre pendant 53 ans. "Je n'étais pas prêt à gagner" un titre NBA, a estimé l'intérieur français après le dernier match.
Les Spurs ont fini par payer leur inexpérience
Défait 94-90 par les Knicks, Wembanyama devra patienter pour décrocher un premier titre mais a néanmoins livré une analyse lucide de sa finale en conférence de presse, lui qui disputait à 22 ans ses premiers playoffs. "Évidemment on n'était pas prêts, je n'étais pas prêt à gagner une bague, c'est évident. En termes de volonté de bien faire, d'intensité, d'effort, on était à un bon niveau, moi aussi. Mais l'expérience... Ce sont les erreurs, on ne manque pas de talent ou de capacités, mais on fait trop d'erreurs, je fais trop d'erreurs", a-t-il concédé.
Après avoir mené chaque match de la finale, les Spurs en ont perdu quatre sur cinq, se montrant fébriles dans les instants clés, comme au match précédent où ils ont dilapidé une avance de 29 points. "L'une des choses que j'ai apprises, c'est que la marge d'erreur est très fine", a-t-il ajouté. "On a dominé la majorité de la série, mais nos erreurs ont été punies durement. On ne peut pas avoir des hauts et des bas aussi importants", a poursuivi un Wembanyama marqué et frustré en conférence de presse.
Dominant par séquences, l'intérieur français n'a pas eu en finale le rayonnement qu'il a eu durant cette première campagne de playoffs. Et notamment dans les quatrièmes quart-temps, fatals aux jeunes Spurs, qui ne comptaient qu'un joueur avec une expérience de playoffs en la personne de De'Aaron Fox, passé à côté du rendez-vous.
Dans le quart-temps décisif, Wembanyama a tiré à 12/35, soit 34% de réussite, donc 25% à trois points (2/8). Samedi, il n'en a inscrit que trois dans le dernier quart-temps, impuissant comme tous les autres face aux Knicks, portés par un Jalen Brunson qui a lui gardé sa meilleure prestation (45 points) pour le moment clutch. "C'est la plus grande leçon de ma vie. Je vais apprendre plus que jamais", a-t-il souligné. "C'était une année folle en matière d'expérience. Je ne pense pas qu'on aurait pu apprendre plus et acquérir plus d'expérience en une seule saison, en une seule campagne de playoffs. Ça été difficile, et riche en enseignements."
Victor Wembanyama in the 4th quarter of the NBA Finals:7.8 PPG34.3% FG25.0% 3PT72.2% FT-20 +/-He scored 5 points in Game 4 and 3 points in Game 5. pic.twitter.com/oqXCzI9Gqc
C'est donc une nouvelle deuxième place pour le natif du Chesnay (Yvelines), après la médaille d'argent aux JO de Paris 2024, la défaite en finale de NBA Cup - face... aux Knicks - cette saison, et donc cette finale NBA. Mais il aura quand même récolté un trophée de Défenseur de l'année à l'unanimité et une 3e place au classement du MVP de saison régulière, la meilleure place d'un Français.
Une année extrêmement réussie malgré tout
S'il n'y a pas de sacre au bout, comme pour 29 des 30 équipes NBA, Victor Wembanyama pourra également se retourner avec fierté sur sa première campagne de playoffs. Entre une commotion cérébrale au premier tour, une suspension d'un match au deuxième, le Français aura été le grand artisan de l'élimination du champion en titre, Oklahoma City, en finale de conférence. L'année reste une grande réussite pour la franchise texane, passée de la 13e à la 2e place de la Conférence Ouest, et à nouveau considérée comme parmi les meilleures de la ligue.
Appelé à se projeter sur son été d'entraînement, "Wemby" a dit vouloir "travailler encore plus dur pour être plus durable. Je veux garder l'esprit frais, garder un contrôle sur le jeu tout le temps. C'est ça qui est marquant chez Jalen Brunson", le meneur des Knicks élu MVP des finales, a-t-il salué. "Il y a trop de moments où je suis passif, où je n'ai pas le contrôle sur le jeu que j'aimerais avoir, et ça me coûte."
"This is the biggest lesson of my life, as a team there is no better experience than what we just lived."Wemby is determined to use these NBA Finals as fuel to motivate him and the Spurs 💯 pic.twitter.com/M3bAtnlMCV
Source : franceinfo — voir l'article d'origine ↗