Ce faux chatbot « anti-IA slop » envoie vos prompts à d’autres humains
Un site parodique fait croire qu’on parle à une IA. En réalité, c’est un inconnu qui tape la réponse à toute vitesse. On l'a essayé, c'est très drôle.
Le site s’appelle youraislopbores.me, soit « ton IA pourrie me fait bâiller » en VF approximative. On y tape une question ou une demande d’image, comme sur ChatGPT, sauf qu’ici, aucune intelligence artificielle ne répond : l’absence totale d’algorithme est précisément la vanne. C’est un autre humain, quelque part sur Terre, qui récupère la requête et a 75 secondes pour répondre en imitant ce que ferait un robot, par texte ou en image. Vous vous souvenez des grandes heures de Draw Something ? Eh bien c’est à peu près le même feeling, mais avec de l’imitation en plus.
Le ras-le-bol de l’IA, transformé en jeu
Le nom du site reprend une formule moqueuse utilisée en ligne pour critiquer les contenus générés par IA et leur semblant d’intelligence qui cache une relative médiocrité.
On a joué les deux rôles : j’ai commencé par demander à une (fausse) IA de créer l’image de couverture de l’article que j’ai écrit juste avant sur le texte programmatique de Satya Nadella. Je vous laisse juger du résultat et s’il devrait remplacer ma une minutieusement construite sur Canva.
En tant qu’IA, on m’a posé deux questions : quel était le jeu que je détestais le plus et de dessiner un chevalier et un « slime boy ». Comme je n’ai pas beaucoup de talent en dessin, ça a donné ça :
Les guides de jeu écrits par les fans vont jusqu’à conseiller de démarrer une réponse textuelle par « en tant que modèle de langage, je ne peux pas avoir de sentiments », comme le ferait un chatbot, mais je vous avoue que je n’ai pas fait poussé le roleplay aussi loin. La parodie marche d’autant mieux qu’elle arrive alors que les bots et l’IA ont dépassé les humains dans le trafic du web.
En bref, si vous cherchez une vraie réponse à une vraie question, passez votre chemin. Mais comme antidote à la fatigue ambiante face aux contenus automatisés, le concept fonctionne, et son succès dit quelque chose de l’envie de retrouver de l’humain, même maladroit, derrière un écran.
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Source : Numerama — voir l'article d'origine ↗