A l'usure, Toyota remporte les 24 Heures du Mans 2026 et met fin à trois ans d'hégémonie de Ferrari
La Toyota GR010 n°7 de Nyck de Vries, Kamui Kobayashi et Mike Conway s'est imposée, dimanche, après une course serrée jusqu'au bout sur le circuit de la Sarthe.
Un retour en grâce flamboyant. Toyota, sacrée cinq fois consécutivement entre 2018 et 2022, a récupéré, dimanche 14 juin, sa couronne aux 24 Heures du Mans après trois années de domination de Ferrari, grâce au triomphe de sa voiture n°7, dans la catégorie reine des Hypercars, pilotée par le Néerlandais Nyck de Vries, le Japonais Kamui Kobayashi et le Britannique Mike Conway.
Relégué à plus de trois minutes au lever du jour, l'équipage victorieux est revenu à portée grâce à une intervention des voitures de sécurité, puis un relais décisif de Nyck de Vries. Il s'impose avec un peu plus de dix secondes d'avance sur la BMW n°20, et vingt sur l'autre Toyota, la n°8.
LA TOYOTA N°7 REMPORTE LES 24 HEURES DU MANS 2026 ! 🏆 pic.twitter.com/nlDPIJ87xE
C'est le deuxième sacre de Kamui Kobayashi et Mike Conway, vainqueurs ensemble en 2021, mais le premier pour Nyck de Vries. Les Ferrari, déjà en difficulté lors des qualifications, n'ont jamais été en mesure de disputer la victoire, la tenante du titre n°83 – avec le même équipage – se contentant d'une remontée honorable de la 16e à la 7e place.
Une remontée éclair au jeu des arrêts au stand
Patience est mère de toutes les vertus, dit-on, et Toyota semble l'avoir compris mieux que les autres. Alors que ses deux voitures étaient dépassées lors des qualifications et de l'Hyperpole (parties en 13e et 14e position), la firme japonaise a brillé par sa stratégie et son rythme en course.
Elle a d'abord réalisé un coup de poker payant en appelant ses bolides au stand bien avant les autres, après moins d'une demi-heure de course, pour les replacer rapidement à l'avant du peloton et éviter le trafic. Puis les Nippons ont parfaitement manœuvré entre les voitures de sécurité, aidé par des performances au rendez-vous de bout en bout.
Source : franceinfo — voir l'article d'origine ↗