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Déblocage du détroit d'Ormuz, nouvelles sanctions... Pour le pétrole russe, les mauvaises nouvelles s'enchaînent

Les dirigeants du G7, Donald Trump en tête, ont affiché leur volonté mardi lors d'un sommet à Evian d'intensifier la pression sur la Russie via des sanctions pour arrêter la guerre en Ukraine. A commencer par le pétrole.

"Que le pétrole coule à flot !", se réjouissait, lundi 15 juin, Donald Trump en annonçant l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran. Mais pas forcément l'or noir de tout le monde. A commencer par celui de la Russie. Les dirigeants du G7, Donald Trump en tête, ont en effet affiché leur volonté, mardi 16 juin, lors d'un sommet à Evian, d'intensifier la pression sur la Russie via des sanctions pour arrêter la guerre en Ukraine.

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L'annonce la plus attendue est venue du président américain : il a annoncé rétablir certaines sanctions pesant sur le pétrole russe, un temps suspendues pour contrer la flambée des cours du brut occasionnée par le conflit contre l'Iran. "Nous allons pouvoir le faire parce que le pétrole coule à flot désormais", a-t-il ainsi lancé.

La Bourse russe à son plus bas niveau depuis un an

Une annonce aussitôt accueillie... par le silence à Moscou. Et pour cause : si la perspective d'un déblocage du détroit d'Ormuz n'était déjà pas une bonne nouvelle pour les compagnies pétrolières russes, les déclarations de Donald Trump n'ont rien arrangé. Dès mardi, leurs actions étaient toutes à la baisse, entrainant la bourse de Moscou à son plus bas niveau depuis un an.

Concrètement, les conséquences du revirement de Washington sont encore difficiles à évaluer, mais elles auront clairement un impact sur les prix. Les producteurs russes devront de nouveau accorder des rabais importants à leurs acheteurs, dans un contexte de baisse des cours.

Mais l'industrie pétrolière russe est aussi sévèrement touchée par les frappes des drones ukrainiens qui visent les raffineries, les ports, les stockages. La production pétrolière russe a reculé en mai pour le sixième mois consécutif. Or, c'est via l'extraction et la production que sont calculées les taxes qui alimentent le budget de l'Etat russe. Un budget de plus en plus difficile à tenir à Moscou, donc. En l'état, la Russie peut continuer à financer la guerre, mais chaque mois qui passe accentue les difficultés pour son économie.

Source : franceinfovoir l'article d'origine ↗

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