Meurtre de Jean-Joseph Clément : Francis Heaulme "malade", doit être jugé au plus vite, insiste l’avocat de la fille de la victime
Le tueur en série, aujourd'hui âgé de 67 ans, avait bénéficié d'un non-lieu en 2002 alors qu'il avait avoué, avant de se rétracter, le meurtre en 1989 du réparateur en machines agricoles.
Francis Heaulme "est malade, nous avons une sorte d’urgence, de course-poursuite qui se lance, et nous demandons à la justice de statuer vite, de réunir rapidement une cour d’assises", a déclaré mercredi 17 juin sur franceinfo Didier Seban, avocat de la fille de Jean-Joseph Clément, victime possible du tueur en série. Déjà condamné pour onze meurtres, Francis Heaulme a été renvoyé mardi devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine dans ce dossier.
"Je veux savoir la vérité" : quinze ans après l'abandon de la piste Francis Heaulme, une femme cherche toujours le meurtrier de son père
La victime avait été retrouvée en août 1989 à Bédarrides, près d’Avignon, le crâne fracassé par une pierre. Âgé aujourd’hui de 67 ans, Francis Heaulme avait d’abord bénéficié d’un non-lieu dans ce dossier, avant la réouverture de l’information judiciaire et sa reprise par le pôle "cold cases" de Nanterre.
Selon Didier Seban, plusieurs éléments accablants figurent au dossier, notamment le parcours géographique de l’accusé, les modalités du meurtre, sa présence sur place ainsi que des aveux suivis d’une rétractation. "On a vraiment tous les éléments pour le condamner", a-t-il assuré.
Christine Clément avait "juré sur la tombe de son père qu’elle trouverait l’assassin"
L’avocat a également mis en cause le non-lieu prononcé en 2002 par un juge d’instruction de Reims, après la perte des scellés dans cette affaire. "Je n’ai jamais compris pourquoi à Reims on avait produit un non-lieu le concernant. Peut-être parce qu’on se sentait mal d’avoir perdu les scellés", a-t-il déclaré. L’intégralité des pièces à conviction avait disparue. "Tous ces éléments, ce faisceau d’indices, permet d’établir pour nous la culpabilité de Francis Heaulme", a-t-il ajouté.
L’avocat a enfin salué la détermination de la fille de la victime, Christine Clément, "qui n’a jamais lâché et qui a juré sur la tombe de son père qu’elle trouverait l’assassin". "Il ne faut jamais baisser les bras. On peut résoudre des affaires criminelles 20, 30 ou 40 ans après, et apporter des réponses aux familles", a-t-il insisté.
Source : franceinfo — voir l'article d'origine ↗