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Présidentielle 2027 : Yannick Jadot et Sandrine Rousseau, menacés d'expulsion des Ecologistes, s'en prennent à la stratégie de Marine Tondelier

Dans le viseur de la direction après l'adoption d'une motion ciblant les dissidents au sein du parti, les deux parlementaires aux positions très divergentes demandent chacun un débat en vue de la prochaine élection présidentielle.

Les Ecologistes en pleine zone de turbulences. Yannick Jadot et Sandrine Rousseau, cadres du parti, ont dénoncé mercredi 17 juin un durcissement de la direction incarnée par la secrétaire nationale Marine Tondelier à l'égard des courants minoritaires qu'ils incarnent respectivement. Ils critiquent l'adoption dimanche d'une motion qui vise à exclure tout adhérent qui se présente contre un candidat investi par le parti ou qui soutient un autre candidat que celui du parti.

Les deux figures des Ecologistes défendent chacun des positions très éloignées l'une de l'autre. Candidat à la présidentielle en 2022, Yannick Jadot refuse la primaire souhaitée par Marine Tondelier et s'est affiché au meeting de Raphaël Glucksmann. "Si la direction nationale pense que la meilleure chose qu'elle ait à faire est d'exclure le candidat qui a obtenu le plus de voix dans l'histoire de l'écologie politique (...) alors qu'elle le fasse. Mais j'ai bien peur que cela ne règle aucun des problèmes de Marine Tondelier", affirme le sénateur de Paris dans les colonnes de L'Opinion.

"On n'a pas le choix" : à Aubervilliers, les soutiens de Raphaël Glucksmann font bloc avec sa décision de reporter sa candidature à la présidentielle

Auprès du quotidien, Yannick Jadot ne soutient pas officiellement Raphaël Glucksmann, mais n'encourage pas non plus Marine Tondelier, qui est pour l'heure candidate à la primaire de la gauche. "La réalité, c'est que les écologistes n'ont plus les moyens d'une candidature autonome victorieuse, et je le regrette profondément", explique-t-il, alors que les opposants à Marine Tondelier veulent la contraindre à un débat sur la présidentielle si la primaire tombe à l'eau. Car ce processus est en effet "mal embringué", regrette une figure de la gauche, qui défend la primaire, auprès de franceinfo. En cause, notamment, les fractures du Parti socialiste sur la question de la participation à ce mode de départage pour se choisir un candidat à l'élection présidentielle. "C'est toujours le PS qui bloque", souffle la figure citée plus haut.

Ils dénoncent une "épuration" du parti

De l'autre côté des Ecologistes, Sandrine Rousseau, très critique des décisions de la direction, plaide pour soutenir le candidat de gauche qui sera le mieux placé, y compris si c'est le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, dont beaucoup à gauche reconnaissent le bon début de campagne. Contactée par franceinfo, la députée de Paris déplore l'adoption de cette motion, qui pourrait la voir prochainement exclue du parti, même si elle n'a pas apporté son soutien explicite au leader de La France insoumise.

Source : franceinfovoir l'article d'origine ↗

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