Grève à Prisma Media : "C'est plus qu'une catastrophe, pour nous, c'est la fin" du groupe, dénonce le SNJ CGT face à la suppression à venir de 40% des effectifs
Prisma Media regroupe des magazines comme "Capital", "Geo", "Femme actuelle", "Voici", "Ça m'intéresse" ou encore "Télé Loisirs".
"C'est plus qu'une catastrophe, pour nous, c'est la fin de Prisma Media", indique lundi 15 juin à France Inter, Emmanuel Vire, délégué SNJ CGT du groupe, numéro 1 de la presse magazine en France, alors que près de 400 salariés sont en grève ce lundi pour dénoncer le plan social qui prévoit la suppression de 40% des effectifs. Prisma Media regroupe des magazines comme "Capital", "Geo", "Femme actuelle", "Voici", "Ça m'intéresse" ou encore "Télé Loisirs". Ce groupe, dont l'actionnaire de référence est le milliardaire Vincent Bolloré, compte actuellement 650 postes.
"Ce groupe avait encore 950 salariés quand Vincent Bolloré l'a racheté en 2021", note Emmanuel Vire, "cinq ans après, on est plus que 650 et là, l'objectif, c'est de passer à 400". Pour réduire les effectifs, "ils suppriment ce qu'on appelle les déclinaisons des titres mères", explique le délégué syndical. Par exemple, à "Geo", "vous avez 'Geo histoire' et 'Geo hors-série'", deux titres qui sont donc supprimés. "Idem pour 'Ça m'intéresse'", détaille-t-il. Emmanuel Vire souligne également qu''un certain nombre de titres" comme 'DrGood!', 'Dora' et 'Mini-Loup' sont supprimés", tout comme "les suppléments de 'Femme actuelle jeux'".
Un déménagement de Prisma média dans les locaux de CNews
Le groupe, selon le délégué SNJ CGT, justifie ces coupes en expliquant vouloir "se recentrer sur les titres mères, mais ces titres mères sont eux-mêmes dépecés, comme 'Geo' qui va passer de 120 à 100 pages". Pour Emmanuel Vire, "c'est juste une entreprise de démolition de Prisma Media". Il ajoute que "Vincent Bolloré a annoncé le déménagement de Prisma Media à la fin de l'année" pour "rejoindre les rédactions de CNews et du JDD, ce qui est la fronde de trop pour nous car on sait très bien ce qui se passe dans ces rédactions d'extrême droite".
Au lendemain de cette journée de grève, des salariés auront "une visio" mardi matin avec les dirigeants Arnaud Lagardère et Gérald-Brice Viret, précise le délégué SNJ CGT. "Dans la foulée, nous tiendrons une nouvelle assemblée générale pour évoquer la suite", assure-t-il.
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