En Haïti, les violences des gangs ont fait au moins 2 300 morts depuis janvier
Ce bilan a été communiqué par l'ONU, lundi, alors que le pays est rongé depuis des années par la violence des bandes criminelles.
Au moins 2 300 personnes ont été tuées depuis le début de l'année en Haïti, a alerté le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, lundi 15 juin. La "violence des gangs" ont aussi causé au moins "1 100 blessés et 99 enlèvements", a déclaré Volker Türk, devant le Conseil des droits de l'homme à Genève. Haïti, pays le plus pauvre d'Amérique, est rongé depuis des années par la violence des bandes criminelles, qui commettent meurtres, viols, pillages et enlèvements.
Le Haut-Commissaire exhorte les autorités "à agir rapidement pour mettre en place des structures judiciaires permettant de lutter contre l'impunité". "La Force de répression des gangs (FRG)", une mission multinationale mandatée par le Conseil de sécurité de l'ONU, "est nécessaire de toute urgence et doit opérer dans le respect du droit international des droits de l'homme", a-t-il ajouté.
Le Conseil de sécurité a décidé en septembre de remplacer la Mission multinationale d'appui à la sécurité (MMAS) par la FRG, qui pourra compter un maximum de 5 500 personnels en uniforme, des policiers mais aussi des militaires, contrairement à la MMAS. Le dernier contingent de policiers kényans engagés au sein de la MMAS, qui était menée par le Kenya, a quitté fin avril le pays. La nouvelle force, qui devrait compter à terme 1 500 militaires tchadiens, se déploiera par phases dans les prochains mois.
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