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"Nous pouvons rentrer dans nos villages", le Hezbollah bombe le torse dans le sud du Liban après l'accord entre les États-Unis et l'Iran

Le mouvement chiite a organisé une tournée de presse dans plusieurs villages du sud du Liban pour tenter d'imposer son point de vue dans cette séquence.

Depuis l'annonce de la signature prochaine d'un protocole d'accord entre l'Iran et les États-Unis, l'organisation libanaise du Hezbollah tente de reprendre la main sur le récit. Ce protocole est censé inclure un volet libanais et ouvrir la voie à un retrait israélien du sud du pays. Mais l'armée israélienne y maintient toujours des positions. Dans ce contexte, le mouvement chiite a organisé, comme il le fait régulièrement, une visite de presse pour tenter d'imposer sa vision et pour relayer un message : les familles de déplacés sont de retour chez elles.

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Parmi ces déplacés, il y a Ali. Ce quinquagénaire a quitté Tyr à bord de sa voiture pour retrouver son village dans le sud du Liban. Il avait été contraint de quitter son habitation face à la menace des bombardements israéliens. "Grâce à Dieu, nous pouvons rentrer dans nos villages, se réjouit cet habitant mis en avant par le Hezbollah. Et tout ça la tête haute, malgré les Israéliens et en restant tous redevables aux martyrs qui sont tombés."

"Une victoire" pour le Hezbollah

Le convoi de déplacés traverse les routes. Le Hezbollah tient à montrer qu'ils ont gagné leur bras de fer face aux forces israéliennes. "C'est une victoire, pense Salman Harb, le responsable média de l'organisation. L'Iran a contraint les Américains et les Israéliens à conclure un accord avec ceux qu'ils souhaitaient éradiquer en commençant cette guerre. Même le Hezbollah a tenu, et nous resterons."

Au sud du Liban, l'armée israélienne est toujours là. Sur les hauteurs du village de Touline, à quelques kilomètres, il suffit de tendre l'oreille pour entendre le bruit de moteur d'engins de chantier israéliens. On les voit même traverser la route. "Si Israël refuse de se retirer des territoires occupés, alors la résistance répondra, prévient Salman Harb. Tout l'accord sera alors caduc." Dans la région, les tirs se poursuivent. C'est aussi pour ça que les civils sont si peu nombreux dans les villages que l'on traverse. Plutôt que la victoire revendiquée, beaucoup préfèrent encore la prudence.

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Source : franceinfovoir l'article d'origine ↗

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