"C'est comme une sorte de religion" : Gérard Holtz redonne vie à des moments de football, à travers des photos emblématiques
Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Mardi 16 juin 2026, le journaliste et auteur Gérard Holtz. Il publie avec son fils, "Gueules du foot", aux éditions Gründ.
Gérard Holtz fait partie de ces voix qui ont d'ores et déjà accompagné des générations de Français, de ces visages familiers qui ont raconté le sport, bien au-delà des résultats, pendant des décennies. Il a été au cœur des plus grands événements, du Tour de France aux Jeux olympiques, en passant par les grandes soirées de football.
Le 7 mai 2026, il a publié, avec la complicité de son fils Julien, Gueules du foot, aux éditions Gründ, dans la continuité du succès de Gueules du Tour de France. Une aventure éditoriale devenue une véritable signature, raconter le sport par les visages. Sur la couverture, on voit Kylian Mbappé, bouche ouverte, poings serrés, qui incarne ce moment suspendu entre la tension et la libération. De Lionel Messi à Michel Platini en passant par des figures plus discrètes, ces gueules racontent bien plus que le football, elles racontent tout simplement ce que le sport fait aux hommes.
franceinfo : Dans ce travail autour des visages, je voudrais savoir ce que vous avez cherché à saisir en premier, l'instant sportif ou la faille humaine ?
Gérard Holtz : C'est la faille. Vous savez, un de mes premiers patrons, qui a été Philippe Gildas, m'avait dit, tout de suite en rentrant à la télévision, de commencer mes reportages par, il était une fois. Là, on a fait ça, c'est-à-dire qu'on a choisi 200 photos qui, à chaque fois, sur les visages, sur les attitudes, sur les mouvements, racontent une histoire, une faille, un grand bonheur, une blessure, une tristesse, un doute. Avec des photos iconiques qui remémorent tellement de souvenirs, les Battiston, les Platini, les Maradona, les Pelé, et puis les nouveaux, Mbappé, entre autres.
Votre histoire est un peu un conte de fées, parce que vous avez grandi à Belleville, dans un milieu totalement modeste, mais avec beaucoup d'amour et où il y a une conscience que le matériel, ce n'est pas important. Ce qui est important, ce sont les valeurs humaines.
J'ai été baigné par l'amour de mes parents et de mes grands-parents qui m'ont élevé jusqu'à l'âge de 9 ans. Après, je suis allé en sanatorium et, au retour, mon père et ma mère m'ont baigné dans l'amour.
J'ai tellement été privé de tout que je me suis dit, qu'en rentrant du sanatorium à l'âge de 12 ans, que j'allais profiter des choses.
Source : franceinfo — voir l'article d'origine ↗