Javier Bardem dans "Cape Fear" : "J'ai mis de ma propre folie dans le personnage de Max Cady"
Javier Bardem reprend le rôle de Max Cady, déjà incarné au cinéma par Robert Mitchum et Robert de Niro dans "Les Nerfs à vif". Ici, l'adaptation est moderne et prenante.
Après 17 années passées en prison pour l’assassinat de sa femme enceinte, Max Cady retrouve la liberté car un autre a avoué le meurtre. Les premiers préoccupés par ce retour à l’air libre sont ceux qui l’ont défendu et inculpé : son avocate et un procureur, mariés depuis. La peur s’installe alors dans la vie du couple, et de sa famille (ils ont 2 enfants).
Un personnage très animal
Si ça vous dit quelque chose, c’est que Les nerfs à vif (Cape Fear en anglais) est une histoire qui a déjà fait l’objet de deux adaptations au cinéma. La première dans les années 1960 avec Robert Mitchum en voyou arrogant, mais presque séduisant. La seconde avec Robert de Niro en monstre assoiffé de vengeance. Pour cette nouvelle série, Javier Bardem incarne l’homme qui sort de prison et se fait doux comme un agneau. L'acteur est l’atout maître de cette adaptation.
Pour incarner son personnage, il s’est inspiré de l’un des animaux qui rôdent autour du pavillon du couple, une panthère de Floride : "J’aime l’idée qu'il est une sorte d’animal, dans sa façon de se déplacer, sa manière d’aborder les choses, le fait qu’il lèche ses blessures. L’autre inspiration, c’est ma propre folie ! Et ça vient complètement de moi."
La série est prenante, pleine de tension, elle joue avec les menaces qui rôdent autour du couple : des animaux morts retrouvés au bord de la piscine, des alarmes qui retentissent sans raison. La musique rappelle les meilleurs films d’Alfred Hitchcock.
Des thèmes actuels
Mais il est aussi question de thèmes actuels : un fils en pleine crise de masculinité, fan de jeux vidéo et de documentaires sur les faits divers. La série ne lésine pas sur les moments d’horreur et de tensions. "Ce qui m’a plu, raconte Javier Bardem, c’est qu’on ne sait jamais exactement qui est qui dans ce jeu de miroirs. On croit une chose, puis on découvre peut-être que la personne que l’on imaginait d’une certaine manière est en réalité tout le contraire. J’adore ! C’est un véritable grand huit émotionnel, qui mêle thriller et horreur, tout en intégrant des dimensions sociales."
Source : franceinfo — voir l'article d'origine ↗