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⚽ Sport

Tournoi de sumo à Paris : cinq choses que vous ne savez (peut-être) pas sur ce sport millénaire

Les plus grands sumotoris du monde se réunissent ce week-end à l'Accor Arena pour un tournoi événement. Combats, cérémonies, démonstrations... Pendant deux jours, le sport incontournable du Japon sera mis à l'honneur.

Paris sera aux couleurs du Japon lors d'un week-end de festivités. Plus de 30 ans après le dernier tournoi de sumo organisé en France, les plus grands lutteurs, appelés "rikishi", seront de retour pour offrir au public des combats spectaculaires au sein de l'Accor Arena, samedi 13 et dimanche 14 juin.

Bien plus qu'un spectacle sportif, cet événement exceptionnel, très attendu par les passionnés de la discipline, sera une plongée dans la culture japonaise. Cet art martial millénaire reste néanmoins assez méconnu du grand public. Voici donc cinq choses que vous pourriez ignorer sur le sumo, pilier de la tradition nippone.

1 Le sumo vient d'un rituel religieux

Avant d'être un sport, le sumo était une tradition religieuse. Au VIIIe siècle, il se pratiquait dans le cadre de cérémonies sacrées dont le but était d'apaiser les dieux et d'assurer de bonnes récoltes, raconte Kaori Kasaï, doctorante japonaise en littérature moderne, dans la revue Cités. Ces premiers combats étaient accompagnés de danses religieuses et de représentations théâtrales. Ce rituel était une sorte d'offrande faite aux divinités shintoïstes.

Cet art martial, devenu peu à peu un divertissement populaire au sein de la cour impériale, était un sport assez brutal, mêlant des éléments de boxe et de lutte. Grâce au soutien de la cour, les techniques se sont développées et des règles ont été établies. Les combats de sumo se déroulent aujourd'hui sur un "dohyo", un ring de sable circulaire. Deux lutteurs s'affrontent pour faire sortir l'adversaire du cercle ou lui faire toucher le sol avec une autre partie de son corps que les pieds.

2 Les femmes n'ont pas le droit d'être pros

Les tournois professionnels, qui n'existent qu'au Japon, ne sont pas accessibles à tous : les femmes en sont exclues par l'Association japonaise de sumo (AJS). L'interdiction pour les femmes de monter sur le "dohyo" trouve son origine dans une vieille croyance selon laquelle le sang de leurs règles souillerait sa pureté. Cette mesure, prise il y a plus d'un siècle, perdure aujourd'hui.

Source : franceinfovoir l'article d'origine ↗

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