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💻 Tech

J’arrête Bevel (parce que ça marche trop bien)

Pendant des mois, Bevel a été le meilleur coach santé que j'aie testé en quinze ans de Quantified Self. Une app qui relie tout, contextualise tout, et qui m'a parfois appris davantage sur mon corps qu'un médecin du sport. Et c'est précisément pour ça que je la quitte. Récit d'un paradoxe qui en dit long sur l'avenir de la santé connectée.

15 ans que je mesure ma santé et mon sport. 15 ans que j’utilise la technologie pour enregistrer. Et plus récemment, pour analyser.Mais ça, je l’ai déjà longuement raconté dans un précédent article.Depuis l’arrivée des LLM et la démocratisation de l’IA, je me suis dit qu’il fallait absolument intégrer ça à mon projet de Quantified Self. J’ai commencé à travailler sur mon propre smart coach. Tests avec ChatGPT, Claude, Gemini, automatisations via N8N… En me répétant sans arrêt la même chose : il manquait une vraie application. Une entreprise qui comprenne enfin le besoin. Là où Apple, Google et même les applications spécialisées santé/sport avaient échoué.

Car la recette du smart coach virtuel est finalement assez simple : des données, du contexte, de l’analyse et surtout des conseils utiles.

Et honnêtement, je ne comprenais pas comment aucune boîte n’avait encore réussi à assembler ça correctement.

Puis Bevel a lancé son coach intelligent. Le vrai coach qu’on attendait depuis des années. Et franchement, ils m’ont bluffé – ils nous ont tous bluffés.

Le moment Bevel a fait du mal

Tout est bon dedans : la manière dont l’app comprend la nutrition, les marqueurs biologiques, les habitudes de vie, les corrélations entre les données… Les suivis automatiques, l’analyse de l’âge biologique, le dossier santé, la mémoire contextuelle.

Le coach de Bevel sait tout relier, tout contextualiser, comme un médecin du sport. Parfois même mieux. Oui, j’ose le dire.

Je vais sûrement en énerver certains, mais les professions de santé vont devoir faire preuve d’humilité face à l’IA. Les gens se fichent du statut du professionnel. Ils veulent des résultats. Et personnellement, j’en ai obtenu davantage avec certaines IA et avec Bevel qu’avec beaucoup d’approches plus classiques – et je suis loin d’être le seul autour de moi.

Face à l’explosion de Bevel, certains ont essayé de rattraper leur retard : Whoop, Sonar, Strava, mais personne n’a encore vraiment réussi. Même les géants ont fini par comprendre qu’il fallait bouger. Que la santé connectée est probablement l’un des plus gros sujets actuels du numérique et de la tech. Perplexity a teasé son projet santé. ChatGPT aussi. Mais où en sont-ils réellement ? Et surtout : vont-ils réussir ?

Comme souvent, Google tente, en bon second, de revenir dans la course. Sans faire des tonnes, avec une approche beaucoup plus pragmatique que certaines pommes bien connues.

Ils ont lancé Fitbit Air, amélioré leur app Santé, intégré Gemini… Bon, il reste encore des hallucinations et quelques erreurs, mais malgré ça, et malgré leurs fonds virtuellement infinis, ils n’ont toujours pas rattrapé Bevel.

On sent bien que ça arrivera tôt ou tard, mais la question reste pertinente en 2026 : pourquoi même ces énormes entreprises sont encore derrière ?Comme souvent dans la tech : la culture interne, les process et les couches de validation freinent tout.

Bevel, au contraire, est une startup agile. Ils n’ont pas besoin de faire circuler une décision entre quinze équipes et trois départements avant de modifier une fonctionnalité. Google ou Apple doivent faire travailler des milliers de personnes sur des sujets immenses et parfois totalement différents. On l’oublie souvent.

Bref, Bevel a toutes les armes, aujourd’hui pour être le leader. Ils sont excellents. Et c’est précisément pour ça que je les quitte.

Les limites de Bevel

Avant tout, il faut préciser une chose : je ne suis absolument pas le profil type. Pour moi, Bevel était une preuve de concept dans mon projet de Quantified Self. Sans prétendre être un Bryan Johnson, ni dire que ma santé n’était pas une obsession absolue, j’aime aller très loin dans les projets qui me passionnent.

Avant Bevel, il y avait déjà 15 ans de quantified self, de suivi santé, de sport intensif et donc d’exigence. Tout ça m’a appris à me connaître. À comprendre mon corps. À développer des méthodes, des automatismes et une forme d’instinct… avant même que l’IA le fasse. Je ne dis pas que mes analyses étaient parfaites. Mais cette manière de vivre m’avait déjà permis de construire une partie de ce que pourrait être un smart coach.

Et pourtant, tout n’était pas optimal. Par exemple, j’étais persuadé que je n’avais pas besoin d’analyser précisément mon alimentation. Je me suis forcé, pour le POC, à le faire. D’abord avec une application maison, puis avec Bevel.

Et je me suis rendu compte que certaines choses n’allaient pas du tout. Mes apports caloriques n’étaient pas optimaux. La répartition des nutriments non plus. Grâce à plusieurs mois avec Bevel, et auparavant avec ChatGPT, j’ai progressivement appris à corriger ça. Le vrai gain a été là : Bevel a été un prof dans mon projet. Il a débloqué des problématiques auxquelles je n’avais pas de réponse.

Source : Numeramavoir l'article d'origine ↗

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