Rivian va lancer son propre FSD à la fin de l’année et promet de rattraper Tesla
Le PDG de Rivian, RJ Scaringe, a annoncé le déploiement imminent d'un système de conduite autonome supervisée point à point d'ici la fin de l'année 2026. Ce système comparable au Full Self-Driving (FSD) de Tesla équipera les modèles de deuxième génération ainsi que le nouveau SUV R2.
Rivian accélère son calendrier technologique. Dans un article publié le 14 juin 2026 par le média Electric Vehicles, le constructeur américain Rivian a fait état de ses ambitions en matière de conduite autonome.
Lors d’un entretien accordé à Jeff Berman dans le cadre du podcast Masters of Scale, le fondateur et PDG de Rivian, RJ Scaringe, a précisé la feuille de route logicielle de la marque. Cette annonce marque un tournant stratégique important, transformant ce qui n’était jusqu’alors qu’une présentation théorique pour investisseurs en une promesse de produit datée et mesurable à court terme.
Du « point à point » calqué sur le Tesla FSD
Jusqu’à présent, les fonctionnalités d’assistance à la conduite de Rivian se cantonnaient principalement à une utilisation mains libres sur les autoroutes cartographiées (comme BMW). La nouvelle mise à jour logicielle promise d’ici la fin de l’année change de paradigme.
« Plus tard cette année, nous proposerons un système point à point entièrement supervisé, qui sera très similaire au FSD de Tesla », a déclaré RJ Scaringe lors du podcast. « Cela sera déployé sur l’ensemble de nos véhicules de deuxième génération et, bien sûr, sur le R2. »
Le concept de conduite « point à point » implique que le conducteur saisisse une destination dans le système de navigation pour que le véhicule prenne en charge l’intégralité du trajet, des intersections aux voies rapides, en passant par les centres-villes, sous la surveillance constante de la personne derrière le volant.
Vers l’autonomie complète chez Rivian en 2028
Cette transition vers la supervision sur tout type de route n’est que la première étape d’un plan plus vaste décrit par le dirigeant de Rivian. Le calendrier présenté s’avère particulièrement pressé :
Ce développement technologique soutient également les ambitions commerciales de la marque, notamment son partenariat avec Uber. Rivian prévoit en effet de déployer une flotte de 50 000 robotaxis basés sur le modèle R2 pour lancer un service de transport autonome payant à l’horizon 2028.
Rivian a une approche matérielle distincte
Si la comparaison avec le FSD de Tesla est assumée pour simplifier la compréhension du grand public, la méthode technique de Rivian diffère sensiblement. Contrairement à Tesla, qui a fait le choix du tout caméra (baptisé « Tesla Vision »), Rivian s’appuie sur une suite de capteurs et intégrera prochainement un LiDAR.
L’architecture matérielle des modèles Rivian Gen 2 et R2 combine 11 caméras haute résolution, des radars de nouvelle génération et des capteurs à ultrasons, le tout piloté par une pile logicielle d’intelligence artificielle entièrement développée en interne. À l’instar de son rival, la marque utilise les données issues de la flotte en circulation pour entraîner et améliorer de manière continue les réseaux neuronaux du système.
Les défis d’un calendrier serré
En plaçant une échéance aussi proche que cette année, Rivian s’expose aux mêmes critiques et pressions réglementaires que son principal concurrent. Vendre des véhicules aujourd’hui sur la promesse de fonctionnalités logicielles futures est un exercice complexe qui exige une exécution technique irréprochable.
La capacité de Rivian à transformer l’essai dépendra non seulement de la robustesse de ses algorithmes face à la complexité des environnements urbains non cartographiés, mais également de l’approbation des autorités de régulation routière, souvent prudentes face à la démocratisation des systèmes de conduite autonome.
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Source : Numerama — voir l'article d'origine ↗