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La Corée du Sud va réduire une zone réglementée près de la frontière avec le Nord, permettant aux civils de se rapprocher de la frontière

Instaurée en 1954 pour empêcher les habitants d'approcher des installations militaires sud-coréennes, cette ligne sera désormais de six km, en moyenne, contre 10 auparavant.

Techniquement, les deux Corées sont toujours en guerre. Elles sont séparées depuis plus d'un demi-siècle par une ligne de démarcation, autour de laquelle s'étend une vaste Zone démilitarisée (DMZ), puis une zone qualifiée de "limite de contrôle civil" (LCC). Instaurée en 1954 pour empêcher les habitants d'approcher des installations militaires sud-coréennes, celle-ci va être réduite, a annoncé mercredi 17 juin le ministère de la Défense de Corée du Sud. Objectif : "Améliorer le confort des locaux tout en garantissant l'efficacité des opérations militaires", a expliqué le ministre de la Défense sud-coréen, Ahn Gyu-back.

Elle passera de 10 km en moyenne à six kilomètres, afin de permettre aux agriculteurs et aux visiteurs de se rapprocher de la frontière, a déclaré le ministre. Il a également annoncé que les autorisations de vol pour les drones agricoles seront simplifiées. "Nous permettrons le développement régional dans la mesure où il n'interfère pas avec les opérations militaires", a-t-il ajouté.

Une volonté d'apaisement

Le président sud-coréen Lee Jae-myung, qui a pris la suite mi-2025 du conservateur Yoon Suk-yeol à la ligne très dure concernant Pyongyang, cherche à apaiser les tensions avec la Corée du Nord, qui considère le Sud comme son ennemi juré. L'année dernière, Séoul a retiré les haut-parleurs qui servaient à diffuser de la K-pop et des bulletins d'information vers le Nord.

Mais pour Lim Eul-chul, expert de la Corée du Nord à l'université de Kyungnam, ces nouvelles mesures s'expliquent également par la réduction des effectifs militaires. "La Corée du Sud s'appuie de plus en plus sur des technologies telles que la vidéosurveillance et les applications mobiles pour sécuriser les zones de première ligne", a-t-il déclaré à l'AFP. Cela reflète "l'idée que l'ère de l'intelligence artificielle a rendu obsolètes les patrouilles frontalières traditionnelles, qui nécessitaient beaucoup de main-d'œuvre".

Source : franceinfovoir l'article d'origine ↗

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