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"On se dit : 'Ça aurait pu être nous'" : dans le Gers, les parents en alerte après les obsèques de la petite Lyhanna

Vendredi 12 juin, les obsèques de Lyhanna, 11 ans, ont été célébrées à Fleurance dans le Gers. L'affaire, qui a pris une dimension politique, continue de provoquer un émoi national alors que l'enquête se poursuit. Au sein de nombreuses familles de la région, c'est aussi le sentiment de peur qui grandit.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Au marché de Fleurance (Gers), dans la matinée du samedi 13 juin, les langues se délient difficilement. Au lendemain des funérailles de Lyhanna, les habitants sont traumatisés et traversés par des questions sans réponse. "On évite d'en parler", partage un homme, qui admet ne pas voir "voulu" regarder la cérémonie. "C'est trop difficile. Je suis grand-père avec une petite fille qui a 11 ans et demi", ajoute-t-il. "J'ai la tristesse, et quand même un peu la crainte. Qu'est-ce qu'on va découvrir encore ? Parce que pour l'instant, on ne sait pas comment elle est morte, cette petite. Qu'est-ce qui s'est passé ?", s'interroge une femme.

Au-delà des interrogations liées à l'affaire elle-même et à ses suites judiciaires, une inquiétude apparaît chez certains parents, y compris d'enfants très jeunes, comme la maman d'une petite fille de 2 ans. "Franchement, je suis déjà une maman angoissée de base, mais ça vient conforter nos angoisses, forcément. Ça nous met dans des insécurités constantes. Et en plus on fait un transfert, on se projette tout le temps. On se dit : Ça aurait pu être nous", confie-t-elle.

Une onde de choc perceptible loin de Fleurance

À 30 km de Fleurance, dans une aire de jeu à Auch, l'onde de choc est aussi perceptible. Une maman envisage d'équiper plus tard sa fille d'un traceur GPS, et a décidé de changer les règles pour toute invitation à une fête. "Si demain elle est invitée à un anniversaire ou peu importe, avec plaisir, mais si je suis là, sinon elle n'y va pas", lance-t-elle. Elle ne laissera sa fille aller seule en soirée que "quand elle aura 18 ans, et qu'elle aura pas le choix".

Un choix radical, mais qui n'est pas une exception, même si d'autres parents ont confié ne pas vouloir céder à l'anxiété en changeant leurs habitudes.

Source : franceinfovoir l'article d'origine ↗

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