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Santé mentale : "Il ne faut pas avoir honte d'être malade et de se faire soigner", témoigne le journaliste Nicolas Demorand

Hospitalisé par ses proches, le matinalier de France Inter a eu le sentiment d'une "liberté annulée". Pourtant, il reconnaît aujourd'hui que "sans élément de contrainte", il n'aurait pas été soigné.

"Il ne faut pas avoir honte d'être malade et de se faire soigner", témoigne Nicolas Demorand, lundi 15 juin sur France Inter. Le journaliste a dû s'éloigner de l'antenne à cause de la maladie, de la bipolarité, pendant près de six mois. Nicolas Demorand est désormais de retour à France Inter avec son podcast "Si besoin", et à la rentrée, avec l'émission "Recto-verso" les samedis et dimanches. "Le danger supérieur, c'est d'être malade et d'être dans une relation de défiance avec le soin et les soignants", souligne le matinalier, tout en précisant qu'"on n'est pas que ça", pas que malade, "on est toujours autre chose".

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Aujourd'hui, il explique que "ça va plutôt pas mal", que "les tourments sont derrière [lui]" après que "la maladie [l'a] rattrapé dans des formes brutales". Nicolas Demorand reconnaît être "toujours inquiet de savoir combien de temps ça va durer". Au cours des derniers mois, ses proches l'ont fait hospitaliser. "Un souvenir contrasté", admet le journaliste car il a eu "le sentiment d'une liberté annulée, de ne plus être adulte", et dans le même temps, il estime qu'à ce moment, "il n'était pas en état de prendre des décisions urgentes et cruciales pour [sa] propre santé. Sans élément de contrainte, je n'aurais pas été soigné, car j'aurais dit non", admet Nicolas Demorand.

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Pour décrire la "brutalité" de la "maladie", le journaliste raconte "[ses] hallucinations". "Par la fenêtre, je vois quatre hommes de la BRI dans une voiture, un autre dans un arbre et je suis persuadé qu'ils m'attendent, qu'ils vont monter pour me faire soigner de force", explique-t-il. Autres "images marquantes", cette fois où "Dominique de Villepin débarque dans [sa] chambre, dans un costume bien taillé" et "s'emportant contre la diplomatie française". "Puis, je cligne des yeux, et il disparaît", se souvient Nicolas Demorand. "Je vois alors ma petite filleule, je me tourne pour prendre quelque chose, et là, c'est en fait ma femme", poursuit-il.

Source : franceinfovoir l'article d'origine ↗

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