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Scandale du périscolaire : la relaxe d'un animateur accusé d'agressions sexuelles provoque l'indignation des parents

Le tribunal judiciaire de Paris a prononcé la relaxe de Nicolas G., animateur périscolaire accusé d’agressions sexuelles sur neuf fillettes. Bien que les juges reconnaissent des “comportements inadaptés”, l’absence d’intention criminelle a conduit à ce verdict provoquant l’indignation des parents.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

À la sortie de l'audience, les parents des jeunes plaignantes sont consternés. Nicolas G, animateur périscolaire accusé de harcèlement et agression sexuelle sur neuf fillettes de CM2, vient d'être relaxé.

"Il faut considérer qu'aujourd'hui c'est la porte ouverte pour pouvoir faire ce genre de choses. Vous imaginez qu'on est tous très en colère. Nous on va dire à nos petites filles qu'elles ont bien fait de parler. On leur dira pas que ça a juste permis à cette personne de se faire licencier et que demain cette personne pourra travailler avec d'autres enfants", s'indigne le père d'une fille concernée. "Je suis indignée et en colère. Ce verdict traduit la lâcheté systémique d'institutions et de tribunaux d'une indulgence coupable. Le signal envoyé est d'une gravité absolue", indique une autre parent d'élève.

Dix jours pour faire appel de ce jugement

L'affaire commence à l'automne 2024 dans cette école parisienne lorsque les fillettes dénoncent le comportement d'un animateur périscolaire. Elles dénoncent des câlins très appuyés, des attouchements au niveau de la poitrine et des allusions à connotation sexuelle. Face au tribunal le mois dernier, l'animateur de 47 ans a nié les faits, évoquant de simples remarques maladroites. L'accusation avait pourtant requis à son encontre une peine de 18 mois de prison avec sursis. Aujourd'hui, dans son jugement, le tribunal a considéré qu'il s'agissait de comportements certes inadaptés, mais pas d'infraction pénale.

"L'élément intentionnel tenant à la volonté d'attenter à l'intégrité physique de l'enfant dans une dimension sexuelle n'apparaissait pas davantage constitué", communique le tribunal judiciaire de Paris. Le parquet a dix jours pour faire appel de ce jugement.

Source : franceinfovoir l'article d'origine ↗

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