Violences dans le périscolaire à Paris : un animateur accusé d'agressions sexuelles relaxé
Le tribunal correctionnel a considéré que l'infraction n'était pas suffisamment caractérisée alors qu'il s'agissait de la première affaire jugée depuis le déclenchement du scandale autour du périscolaire parisien.
Un animateur d'une école parisienne poursuivi pour agressions sexuelles sur mineurs a été relaxé, mardi 16 juin, par le tribunal correctionnel, qui a estimé que l'infraction n'était pas suffisamment caractérisée. "L'animateur était prévenu des chefs d'agressions sexuelles sur mineures de 15 ans, en leur touchant la poitrine, et de harcèlement sur mineures de 15 ans, pour avoir, de façon répétée, tenu des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste", rappelle le tribunal dans un communiqué. Dans son jugement, le tribunal correctionnel de Paris a certes relevé un "comportement inapproprié" de la part du prévenu, mais également constaté que "les éléments fournis par l'enquête n'ont pas permis de démontrer le caractère humiliant et dégradant des gestes reprochés".
Des actes qui ne sont pas "constitutifs d'une infraction pénale"
Les magistrats ont encore considéré que l'agent municipal "aurait dû faire l'objet de rappels à l'ordre" et d'une "formation", sans que ses agissements soient "constitutifs d'une infraction pénale". Lors de l'audience du 5 mai, qui s'était déroulée à huis clos, une peine de dix-huit mois d'emprisonnement avec sursis avait été requise par le procureur à l'encontre de l'animateur. Il s'agissait de la première affaire jugée depuis la multiplication d'accusations de violences dans le périscolaire parisien. Depuis début 2026, 132 agents ont été suspendus dans les écoles de la capitale, dont 52 pour des suspicions de violences sexuelles ou sexistes, avait annoncé Emmanuel Grégoire, le nouveau maire de Paris au début du mois de juin.
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