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Essai Mercedes GLC : Un retour à l’équilibre

Dans la gamme Mercedes, le GLC « avec technologie EQ » prend la relève d’un EQC qui n’a jamais convaincu. Le nouveau venu met donc les petits plats dans les grands pour séduire au cœur d’un segment parmi les plus stratégiques d’Europe

A l’instar de son meilleur ennemi le BMW iX3 qui inaugure la « Neue Klasse », le nouveau GLC Mercedes marque lui aussi une rupture avec les précédents. Et ça se voit au premier coup d’œil : le design est caractérisé par cette imposante calandre, cerclée de chrome ou de noir en fonction de la finition retenue, qui fait écho aux Mercedes des années 1960 à 1980. La grille a toutefois été remplacée par 942 carrés lumineux qui assurent le show sur la route. Un élément de style appelé à se répandre à travers la gamme !

L’intérieur fait tout autant dans le spectaculaire, avec son Superscreen, voire son Hyperscreen. Les deux combinent trois zones d’affichage, qui sont réunies sous un seul et même ensemble sans bordure dans le second, formant alors une surface d’affichage de près d’un mètre de large ! L’effet « waouw » est certain, même si à l’usage, on peine à lui trouver un intérêt concret. Le multimédia, complet et plutôt intuitif, aura recours aux IA de Microsoft et de Google pour répondre aux désirs des occupants, et le passager avant pourra regarder ses divertissements sur son écran sans gêner le conducteur.

Grande autonomie, vraiment ?

Comme l’a fait son concurrent, le GLC révolutionne aussi l’électrification à son niveau, non sans nous laisser un peu perplexes. En effet, la batterie de 94 kWh s’avère presque modeste dans la catégorie, et ne procure « que » 715 km d’autonomie. C’est sensiblement moins que les 800 km promis par BMW ou par le nouveau Volvo EX60. Mais surtout, pour y parvenir, il faudra opter pour un pack optionnel Long Range Edition qui intègre des jantes et éléments spécifiques qui améliorent l’aérodynamisme.

Les autres finitions affichent des autonomies WLTP de l’ordre de 650 à 680 km. Cela reste suffisant dans le cadre d’un usage quotidien, d’autant que l’architecture électrique en 800 V permet des recharges très rapides : à 330 kW, dix minutes de branchement permettent de repartir pour 300 km ! De quoi appréhender sans crainte les longs déplacements.

Dans la pratique toutefois, la consommation affichée lors de notre essai se montrait moins flatteuse : avec 23,3 kWh/100 km relevés sur une première boucle de 180 km et 19,8 kWh/100 km sur la seconde de 60 km, l’autonomie réelle tournerait plutôt autour de 410 à 470 km.

Une vraie Mercedes

A la décharge du GLC, ces consommations ont été obtenues dans le cadre d’une conduite essentiellement extra-urbaine (surtout sur la première boucle) et sinueuse, où nous ne nous sommes pas privés d’exploiter les 490 chevaux produits par les deux moteurs de cette version 400 4Matic - première configuration proposée au lancement.

Tous les exemplaires d’essai étaient dotés des quatre roues directrices, avec un essieu arrière pouvant braquer jusqu’à 4,5° pour augmenter l’agilité et la stabilité. De quoi assurer un vrai dynamisme à ce GLC. Le SUV enroule les courbes avec précision, relance avec beaucoup d’efficacité et freine avec suffisamment de mordant pour mettre en confiance. Mais on ne retrouve pas le côté presque tranchant et engagé de son concurrent. Ici, on est plus dans un dynamisme feutré, latent, notamment en raison des suspensions Airmatic qui ne parviennent pas tout à fait à maintenir les mouvements de caisse. Il faut dire que ce GLC n’a rien d’un poids plume : 2.535 kg a minima sur la balance ! Le roulis n’est donc pas tout à fait contrecarré, et les passagers pourront se sentir ballottés. Dans ces conditions, les sièges semi-baquets de la finition AMG-Line au maintien franchement supérieur font vraiment la différence.

Sur route, et plus encore sur autoroute, on apprécie la boîte de vitesses à deux rapports qui permet de conserver des relances optimales à toutes les allures. On avale alors la route dans un confort d’amortissement très Mercedes, l’auto survolant à merveille les altérations du bitume. Là en revanche, on préférera la finition plus classique, sans pack AMG-Line dont les grandes jantes et les pneus au profil mince durcissent le propos. Mais ça ne choquera que les plus pointilleux. Et l’on appréciera aussi de disposer d’une régénération ajustable directement via des palettes au volant, dont reste privé son concurrent.

Avec ce nouveau Mercedes GLC, le BMW iX3 trouve donc à qui parler. On attendra un essai plus complet pour valider la consommation et l’autonomie mais pour le reste, ce SUV s’impose comme l’un des plus confortables du segment… tout en s’inclinant sur le plan du dynamisme face à son concurrent. L’équilibre des marques prémiums allemandes est donc préservé ! A partir de 64.900 euros.

Source : 20 Minutesvoir l'article d'origine ↗

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