Accord Iran/USA : les prix des carburants repasseront "probablement en dessous de 2 euros le litre" cet été, selon un économiste
Selon Philippe Chalmin, spécialiste des marchés des matières premières et directeur du centre CyclOpe, il faudra attendre "vers la fin de l'année" pour retrouver le niveau d'avant-guerre, "si tout se passe bien".
À la suite de l’annonce d’un accord pour mettre fin à la guerre entre l’Iran et les États-Unis, les prix des carburants vont "probablement" baisser "d'ici quelques semaines", estime lundi 15 juin sur franceinfo l’économiste Philippe Chalmin, spécialiste des marchés des matières premières et directeur du centre CyclOpe. Dès lundi matin, la porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, a prévenu que, si l'accord "est mis en place" et que "le détroit d'Ormuz rouvre dans les plus brefs délais", la baisse des prix à la pompe devra intervenir "aussi rapidement" que leur augmentation au début de la guerre,
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"Grossièrement, on peut imaginer que les Français passeront leur été probablement en dessous de 2 euros le litre", poursuit Philippe Chalmin. À plus long terme, "vers la fin de l'année, on pourrait se retrouver dans des zones de prix entre 60 et 70 dollars le baril", un niveau équivalent à celui d'avant la guerre, ajoute-t-il.
"Se garder de toute euphorie"
Mais Philippe Chalmin appelle à la prudence. Cela sera possible "si tout se passe bien, si l'accord est effectivement signé vendredi, si le détroit d'Ormuz est réouvert, etc.", précise-t-il. Il évoque "un certain flou artistique" autour de ce protocole d'accord et invite à "se garder de toute euphorie". Concernant le gaz, "on devrait assister à une baisse des cours sur le marché européen et surtout sur le marché asiatique", mais de manière "moins spectaculaire que pour le pétrole".
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Philippe Chalmin souligne néanmoins que "le détroit d'Ormuz ne sera jamais plus totalement comme avant", avec une circulation "relativement limitée". Dans le cadre de ce protocole d'accord, l'Iran annonce vouloir percevoir des droits de service pour assurer la sécurité et la protection de l'environnement. Un péage "à hauteur de 1 dollar le baril, ça ne changera pas la face du monde", soit "0,01 € à la pompe", selon Philippe Chalmin. Mais il y voit un problème "en termes de droit de la mer et de libre circulation", avertit-il, estimant que l’Iran pourrait "contrôler les navires, c'est peut-être là ce qui est le plus dangereux".
Source : franceinfo — voir l'article d'origine ↗