"On fait prendre des risques aux enfants", dénonce le père d'un adolescent mort il y a un an lors d'un stage en entreprise
Les stages de découverte en entreprise débutent pour les élèves de seconde. Et pour Arnaud Darthenay, dont le fils, Alex, est mort à 16 ans sur un quai de déchargement, les "deux feuilles" distribuées aux élèves sont loin d'être suffisantes pour les protéger.
Lundi 15 juin débutent deux semaines de stages de découverte des métiers pour tous les élèves de seconde. Après plusieurs accidents mortels, dont un en avril, le gouvernement a annoncé une mission flash pour "renforcer les conditions de sécurité" des stagiaires de troisième et de seconde."On fait prendre des risques aux enfants sans contrôle et sans préparation", dénonce Arnaud Darthenay, père d’un adolescent mort il y a un an, lors d’un stage de seconde à Saint Lô (Manche) sur ICI Cotentin.
Le stage de seconde doit rester un stage "d'observation", insiste le ministre de l'Education nationale après plusieurs accidents mortels
Son fils, Axel, 16 ans, est mort en juin 2025, renversé par une palette de marchandises au deuxième jour de son stage d'observation de seconde, qu'il effectuait dans un magasin de Saint-Lô (Manche). Il n'aurait pas dû se trouver sur ce quai de déchargement, car les stages de seconde sont censés être des stages d'observation uniquement. Le ministre de l'Éducation nationale a écrit à tous les chefs d'établissement pour leur demander de sensibiliser les élèves, sur le fait, par exemple, qu'ils ne devaient en aucun cas s'exposer à des dangers. "Ce n'est pas suffisant, c'est se moquer des gens, s'insurge Arnaud Darthenay. L'Éducation nationale a distribué deux feuilles aux élèves sur le fonctionnement en entreprise, sur la sécurité, ce n'est pas ça qui va les protéger".
Arnaud Darthenay demande la suppression de ces stages
Arnaud Darthenay a rencontré le ministre et souhaite participer aux deux missions flash lancées mi-avril par l'Éducation nationale. Il demande la suppression de ce stage obligatoire, voulu par Gabriel Attal lors de son passage à l'Éducation nationale en 2024, comme le préconise une proposition de loi de LFI. Ou au moins, "mettre d'autres dispositifs en place pour éviter qu'on fasse prendre des risques inconsidérés aux enfants, parce qu'il n'y a toujours aucune préparation, aucun suivi", déplore le père d'Axel.
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