Avec seulement 30 % de femmes, la DGSE cherche à diversifier ses recrutements
La DGSE tente de séduire davantage de femmes dans les métiers de la tech. Lors d'un salon dédié au numérique au féminin, le service de renseignement français est venu présenter ses besoins en recrutement, notamment dans la cybersécurité, la cryptographie et l'intelligence artificielle.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Un salon incontournable, le rendez-vous des spécialistes de la tech française au féminin. Une soixantaine d'entreprises recherchent la perle rare. De jeunes recruteuses, pas tout à fait comme les autres, rejoignent leur stand. Un stand un peu à part, celui de la DGSE, le service d'espionnage français. "La DGSE, c'est une entreprise qui a besoin de recruter et qui veut recruter les meilleurs talents possibles pour qu'on puisse rester les meilleurs dans notre domaine et pour ça, on a besoin de se montrer", explique une membre de l'organisme.
Sur le site internet de la DGSE, un clip promotionnel fait encore la part belle aux espions et aux services actions. "Pour servir la France autrement et explorer de nouveaux horizons. Rejoignez la DGSE. Entrez dans votre légende", peut-on entendre dans le clip. Mais ce service de 7 500 personnes cherche à diversifier ses profils, dans les métiers techniques notamment. La DGSE compte aujourd'hui 30 % de femmes seulement. Parmi elles, Marie, 4 ans de carrière dans la boîte. La boîte, le surnom donné à la DGSE par ses agents.
Des profils techniques très recherchés
"Je suis ingénieure en cryptographie, donc en cryptanalyse, plus précisément. C'est l'aspect offensif de la cryptographie", raconte la jeune femme. Son quotidien : casser les messages codés, notamment dans le domaine de la lutte antiterroriste. Elle ajoute : "Finalement, on est vraiment très proche de l'opérationnel. On échange avec les analystes qui vont travailler ensuite sur les déchiffrements qu'on peut leur fournir. C'est très concret."
Sur le stand, Marie explique son travail à une possible future recrue. Une ingénieure spécialiste de l'intelligence artificielle qui semble conquise : "Travailler pour la France, pour moi, c'est vraiment important et encore plus aujourd'hui dans la situation dans laquelle notre pays est." Une autre visiteuse du salon est elle aussi très intéressée par les équipements technologiques de pointe de la DGSE : "Aujourd'hui, beaucoup d'entreprises utilisent d'anciennes technologies qui sont vouées à ne plus être utilisées bientôt. Donc, c'est pour ça que moi, j'ai envie de vraiment être sur l'aspect le plus moderne possible", partage la jeune femme. Une autre visiteuse ajoute : "On découvre des univers vers lesquels on ne va pas de façon instinctive."
Source : franceinfo — voir l'article d'origine ↗