La pièce "Passeport" d'Alexis Michalik programmée dans le Tarn en janvier 2027
Le président socialiste du département Christophe Ramond, à l'origine de cette décision, a souligné "qu'une démocratie forte n'a pas peur des œuvres qui interrogent leur époque".
La pièce de théâtre Passeport d'Alexis Michalik, déprogrammée par la municipalité RN de Castres dans le Tarn, sera présentée le 23 janvier 2027 dans le département, a indiqué, mercredi 17 juin, son président PS Christophe Ramond.
Cette représentation aura lieu au parc de loisirs Cap'Découverte, à une douzaine de kilomètres au nord d'Albi, "parce qu'une démocratie forte n'a pas peur des œuvres qui interrogent leur époque. Elle leur donne la parole", écrit le responsable du département dans un communiqué.
Après avoir contacté Alexis Michalik, j’ai décidé de proposer la programmation de Passeport à Cap’Découverte le 23 janvier 2027, parce qu’une démocratie forte n’a pas peur des œuvres qui interrogent leur époque. Elle leur donne la parole.Cette décision est un choix culturel.… pic.twitter.com/oDg4nThvl6
La ministre de la Culture Catherine Pégard a condamné mardi "l'annulation", à Castres, de ce spectacle – déjà reprogrammé depuis cette annulation, le 19 décembre par la mairie PS de Lomme, près de Lille –, afin de "résister" à la "censure".
"Je condamne cette annulation d'un spectacle au seul motif que son sujet n'est pas en phase avec les choix politiques du maire de Castres", a déclaré Catherine Pégard lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
"Une décision politique"
La semaine dernière, son auteur et metteur en scène, Alexis Michalik, avait dénoncé l'annonce qui lui avait été faite par la mairie, passée aux mains du RN en mars, de déprogrammer sa pièce, récit de parcours d'exilés, attendue initialement en février 2027.
Le maire, Florian Azéma, avait estimé auprès de l'AFP que la pièce, si "c'est la promotion des clandestins et (...) un traitement assez particulier des forces de l'ordre, évidemment", ne correspondait pas "à ce (qu'il) avai(t) défendu pendant la campagne". Dans un communiqué, l'élu se juge victime d'un "certain milieu pseudo-culturel, et surtout très politisé" qui crie "à la censure contre une mairie gérée par des élus qui ne leur plaisent pas".
Source : franceinfo — voir l'article d'origine ↗