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"Une journée historique", salue la présidente de la Fédération des enfants déracinés des Drom après l'adoption de la loi de réparation

Pour repeupler les campagnes françaises, et la Creuse notamment, plus de 2 000 enfants réunionnais, confiés à l'Aide à l'enfance, avaient été déplacés entre 1962 et 1984. Bon nombre ont subi des maltraitances. Ils attendent désormais qu'Emmanuel Macron leur demande "pardon".

La présidente de la Fédération des enfants déracinés des départements et régions d'outre-mer (Drom) salue mercredi 17 juin sur ICI Creuse "une journée historique" après l'adoption définitive de la loi de réparation. Les sénateurs ont voté mardi le texte à l'unanimité, quelques mois après un vote identique à l'Assemblée nationale. Entre 1962 et 1984, 2 015 mineurs ont été brutalement déplacés de La Réunion vers 83 départements hexagonaux, principalement en Creuse, officiellement pour répondre à l'augmentation de la population réunionnaise et repeupler des zones rurales.

"Après des décennies de combat, arriver à un tel résultat a été pour nous exceptionnel", réagit Marie-Germaine Périgogne, qui était présente au Sénat mardi soir, avec d'autres anciens enfants déplacés. "Nous sommes tellement heureux d'un tel résultat. Nous, les petits Réunionnais, avons réussi quelque chose d'extraordinaire", se réjouit la présidente de la Fédération des enfants déracinés des Drom.

Marie-Germaine Périgogne se dit "fière du travail accompli, d'avoir porté ce combat au nom de tous et surtout de ceux qui ne peuvent plus le faire aujourd'hui".

Le texte prévoit notamment la création d'une commission pour la mémoire, l'institution d'une journée nationale d'hommage le 18 février et l'ouverture d'un droit à réparation sous forme d'allocation forfaitaire versée par un fonds mis en place par l'État. Cette réparation financière "sera un moyen d'être plus apaisé, serein", explique Marie-Germaine Périgogne.

"Beaucoup sont dans des situations de précarité car l'État français leur avait promis un bel avenir mais ils n'ont pas étudié et quelques-uns ont encore du mal à lire et à écrire."

Elle attend désormais le "pardon" du président de la République au nom de l'État français "pour ces enfants qu'il n'a pas su protéger". En 2017, Emmanuel Macron avait qualifié cette politique d'État de "faute" ayant "aggravé la détresse" de ces "mineurs de la Réunion transplantés".

Source : franceinfovoir l'article d'origine ↗

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