Les 24 Heures du Mans accueilleront des voitures à hydrogène en compétition à partir de 2030
Le championnat du monde d'endurance (WEC) et les organisateurs des 24 Heures du Mans ont annoncé que des véhicules à hydrogène pourront intégrer la catégorie reine des Hypercars dans quatre ans.
C'est l'aboutissement d'un projet de longue haleine pour l'Automobile Club de l'Ouest (ACO). L'organisateur des 24 Heures du Mans a annoncé, vendredi 12 juin lors d'une conférence de presse, que des voitures à hydrogène participeront à la course mythique à partir de 2030, dans la catégorie Hypercar, aux côtés de véhicules hybrides.
Le travail sur ces voitures à hydrogène a débuté en 2017. A l'origine annoncée pour 2028, cette nouvelle réglementation, commune au championnat du monde (WEC) et américain (IMSA) d'endurance, entrera finalement en vigueur deux ans plus tard, mais se concrétise enfin.
Un règlement publié d'ici la fin de l'année
Les prototypes utiliseront des moteurs à combustion alimentés par de l'hydrogène liquide, plus dense que son équivalent gazeux, comme décidé par la Fédération internationale de l'automobile (FIA). "Cela permet de gagner du volume, de ne pas faire des voitures de taille trop importante", expliquait Pierre Fillon, le président de l'ACO lors d'une conférence au musée de l'automobile du Mans, à la veille de l'annonce. Le même jour, le prototype TR LH2 de Toyota était devenu la première voiture à hydrogène liquide à rouler sur le circuit de la Sarthe, avec à son bord le triple vainqueur de l'épreuve Kazuki Nakajima.
Le texte complet du règlement doit être publié avant la fin de l’année, mais la FIA a déjà annoncé qu'un système d’équivalence de technologie sera mis en place pour éviter des écarts de performance trop importants entre les voitures hybrides et celles à hydrogène. Cette nouvelle réglementation s'inscrit dans une démarche de décarbonation des courses d'endurance. Les 24 Heures du Mans visent notamment une réduction de leurs émissions de CO2 de 30% d'ici 2030, même si le carburant ne représente que 2% de l'empreinte carbone de l'évènement.
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