Pour voir l'équipe de France à New York, ils ont cassé leur tirelire
Partis d’un village de Haute-Loire ou arrivés sur un coup de tête, des supporters français ont traversé l’Atlantique pour vivre la Coupe du monde aux États-Unis. Entre économies, budgets serrés et dépenses imprévues, tous poursuivent le même rêve : voir les Bleus à New York.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Ils sont partis aux aurores depuis leur village de 2 000 habitants en Haute-Loire. Après 15 heures de voyage, les voilà au cœur de New York. "On s'est levés au chant du coq ce matin et on va se coucher au chant des sirènes de la police américaine", confie l'un des supporters. Les trois amis d'enfance vont réaliser leur rêve : vivre ensemble une Coupe du monde aux États-Unis en assistant à quatre matchs de l'équipe de France. "Avec le 16e de finale, ça nous a mis à 400 euros les quatre tickets. C'est très raisonnable. 100 euros par match, à peu près, en moyenne", raconte l'un d'eux.
Ils préparent ce voyage depuis plus de six mois et ont tout optimisé pour rester sous la barre des 5 000 euros par personne. Pour trois semaines aux États-Unis, vol, hôtel et billets compris. L'un des amis explique : "Pas de vacances en février, pas de vacances en décembre, pas de vacances à Pâques. C'est les premières vacances depuis huit mois, que ce soit en congé ou en argent."
Un budget serré malgré le rêve américain
Pour avoir la chance de voir l'entrée en lice des Bleus à New York, il y a ceux qui ont tout prévu et ceux qui ont craqué à la dernière minute. Comme un Francilien qui a déboursé 2 000 euros sur un coup de tête pour rejoindre sa compagne franco-américaine. Il témoigne : "C'est quelque chose qu'on va peut-être vivre une fois dans sa vie avec la France à New York. Je me suis levé, j'ai pris mes billets d'avion et je suis là. C'est une folie, donc la Coupe du monde, c'est une folie. On espère que l'équipe de France va faire une folie aussi mardi."
Un père et son fils logent chez des amis à 1 h 15 de New York et tentent d'optimiser chaque dépense avec un budget de 50 euros par jour pour manger. Et ce midi-là, trouver un repas est compliqué. Problème devant un restaurant où, pour deux sandwiches et deux boissons, la note grimpe à 50 euros. "On réduit, on réduit, mais on va aller voir ailleurs si on ne trouve pas mieux", raconte le père de famille.
La quête du repas bon marché va donc devoir se poursuivre. Pour eux, comme pour tous les supporters français, le rêve américain a un prix.
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