Poules pondeuses : des animaux de compagnies qui permettent de faire des économies
Pourquoi acheter des œufs au supermarché quand on peut s'offrir une poule ? De plus en plus de Français adoptent des poules pondeuses. Elles permettent de faire des économies tout en se révélant être des animaux de compagnie forts sympathiques.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Les poules, c'est peut-être la meilleure affaire de l'année pour une mère de famille. Elle les a dénichées sur un site de petites annonces, il y a deux mois et demi. "Au niveau du coût, 5 euros la poule. Donc clairement, les trois sont arrivées pour 15 euros. En trois jours, on avait 15 euros d'œufs. Donc au final, c'est avantageux", témoigne Aïcha Robert, propriétaire de poules. Les volatiles mangent les épluchures, les restes de la table et un peu de grains. Le poulailler lui a été bricolé dans le jardin en plein cœur de Saint-Lô où les six poules sont confortablement installées.
Financièrement, c'est aussi intéressant. 5 à 6 œufs cuisinés par jour en moyenne, pas loin de 20 euros d'économie par semaine. Comme la famille de Normandie, près de 10% des Français élèvent des poules. Une tendance qui s'est accélérée avec le Covid, c'est même devenu un marché pour les particuliers.
Des œufs à domicile
Une entreprise, qui encourage le bien-être animal, rachète des volatiles âgés de 18 mois aux éleveurs et les revend 7 euros là cocotte. "C'est plus intéressant et puis c'est sûr que c'est moins cher" ; "Elles peuvent encore vivre, elles n'ont que 18 mois" ; "Ce n’est pas beaucoup pour une poule. Donc là, on leur donne une deuxième vie", expliquent plusieurs acheteurs. Car les poules sont des amies durables. Elles peuvent vivre jusqu'à 6 ou 7 ans. "Généralement, c'est un mètre carré par poule dans le poulailler et 10 mètres carrés pour la surface dans l'enclos", explique Marc-Antoine Gatelet, salarié Poule pour tous.
Mais le poulailler pour les citadins, ce n'est pas qu'une affaire d'économie, c'est aussi de la découverte. Au pied de ces immeubles, à Amiens, depuis six ans, un comité de quartier a monté un poulailler partagé. Trois coqs et huit poules font les yeux doux aux enfants de l'école. Une méthode d'apprentissage plus concrète que les livres."L'école, c'est de vivre ensemble. Là, ce sont un peu les poules de tout le monde. Donc c'est bien. Pour une fois, c'est quelque chose qu'on partage", explique Caroline Seillier.
Plusieurs fois dans l'année, les écoliers, mais aussi les familles du quartier profitent ainsi des bienfaits d'omelette. Le poulailler partagé.
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