A l'approche de la présidentielle en Colombie, un tribunal ordonne au président sortant Gustavo Petro d'arrêter d'évoquer le scrutin sur X
Un juge de Medellin a estimé que les publications du président de gauche contrevenaient à une décision de justice antérieure, qui lui avait déjà ordonné de ne pas faire d'allusions électorales sur le réseau social, dont il est un utilisateur assidu.
Un président privé de réseaux sociaux. A quatre jours du deuxième tour de l'élection présidentielle en Colombie, un juge a interdit au président sortant Gustavo Petro, qui ne peut pas se représenter, d'utiliser son compte sur le réseau social X à des fins électorales. Le juge a ordonné au chef de l'Etat, mardi 17 juin, de "s'abstenir" de "diffuser de la propagande électorale ou des messages visant à favoriser ou à défavoriser" l'un ou l'autre des candidats. Cette interdiction restera en vigueur jusqu'à la fermeture des bureaux de vote dans le pays, dimanche à 16 heures (22 heures à Paris).
Très actif sur les réseaux sociaux, Gustavo Petro a publié plusieurs messages de soutien au candidat de gauche, Ivan Cepeda, opposé lors du second tour à son rival de droite, Abelardo de la Espriella. Or, le juge de Medellín a estimé que ces publications contrevenaient à une décision antérieure de la plus haute juridiction administrative, qui lui avait déjà ordonné de ne pas faire d'allusions électorales sur X.
Le tribunal lui a également interdit d'utiliser les canaux officiels de la présidence pour aborder des sujets liés aux élections, ainsi que d'y faire référence lors d'événements nationaux et internationaux. En plus de soutenir Ivan Cepeda, Gustavo Petro a lancé des piques à son rival. Sans le mentionner, il a affirmé mardi qu'un des candidats commettait un crime en "persécutant" la gauche.
Le candidat de la droite populiste, Abelardo de la Espriella, peut en revanche compter sur le soutien "total et complet" d'un autre président : Donald Trump. Sur son réseau Truth Social, le président des Etats-Unis ne tarit pas d'éloges sur cet avocat millionnaire, novice en politique, et arrivé en tête du premier tour.
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