Après l'affaire Lyhanna, le débat sur l'accès aux fichiers judiciaires est relancé
L'affaire Lyhanna relance les interrogations sur le suivi des auteurs d'infractions sexuelles. Fichier unique, meilleure interconnexion des bases de données, accès élargi à certains employeurs ou responsables associatifs : plusieurs pistes sont avancées pour renforcer la surveillance des personnes signalées ou condamnées.
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Comment surveiller les pédocriminels ? Qui faut-il ficher ? Et comment ? Sarah Knafo réclame un fichier public des pédophiles condamnés. Gabrielle Attal s'inspire de l'antiterrorisme avec une fiche A.S. : agresseur sexuel. Pour Olivier Faure, il faut ouvrir les fichiers aux employeurs publics.
Actuellement, il n'y a pas un, mais plusieurs fichiers. La justice utilise Cassiopée, un logiciel de suivi des procédures. Jérôme Barella apparaît dans ce fichier. Il y a aussi le fichier FIJAISV, fichier des auteurs d'infractions sexuelles, pour les personnes condamnées ou mises en examen, ce qui n'était pas le cas de Jérôme Barella. Ce fichier est également consultable par les préfets et les enquêteurs. Des policiers qui peuvent enfin utiliser le TAJ, le Traitement des Antécédents Judiciaires, qui répertorie les victimes et les mises en cause. Jérôme Barella y apparaissait, d'après les autorités.
Un accès élargi aux fichiers ?
Alors, faut-il un fichier unique ? Oui, selon certains magistrats, même si cela ne résout pas tout. "La problématique qui se pose aujourd'hui, c'est certainement l'interconnexion de ces fichiers. Alors pourquoi pas un fichier unique avec, malgré tout, un point de vigilance qui est évidemment la consultation de ces fichiers, les règles de consultation", explique Jérôme Bourrier, procureur de la République de Perpignan (Pyrénées-Orientales).
Qui doit pouvoir accéder à ces informations sensibles ? Dans le Gers, Rémy Rodriguez, président du club de taekwondo fréquenté par Jérôme Barella, réclame lui aussi un accès aux fichiers pour ses bénévoles. Il précise : "S'il y a eu le moindre signalement, le moindre souci quelque part, un petit encart rouge qui dit attention, il y a eu ça, ça, ça."
Source : franceinfo — voir l'article d'origine ↗