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Coupe du monde 2026 : "J'ai retrouvé le plaisir, l'intensité et cette insouciance que j'avais un peu perdue", confie Warren Zaïre-Emery

Le jeune milieu de 20 ans est revenu sur son retour au plus haut niveau après une année 2025 compliquée, et sur son rôle en équipe de France.

Jean-Philippe Mateta et Lucas Hernandez avaient été les premiers à passer sur le grill. Manu Koné et Warren Zaïre-Emery les ont imités, samedi 13 juin, pour la deuxième conférence de presse de l'équipe de France à Waltham (Etats-Unis). Et c'est la clairvoyance du second qui a marqué ce rendez-vous médiatique. Le jeune milieu du Paris Saint-Germain est revenu sur le passage à vide qu'il a vécu en 2024-2025 après son explosion à un stade très précoce, sans jamais tenter de le minimiser.

"Quand vous jouez moins, que vous êtes en manque de confiance, c'est toujours difficile. Quand on a une Coupe du monde à la fin de la saison, c'est un objectif pour tout Français. Si moi je n'y crois pas, personne ne va y croire pour moi", a retracé le jeune joueur de 20 ans, qui a pu compter sur le soutien de son coach au Paris Saint-Germain, Luis Enrique.

"Au club, on m'a dit : 'Tes qualités, on ne peut pas te les enlever. Elles ne partent pas du jour au lendemain'."

"Je prenais moins de plaisir, mais ça arrive à tout le monde d'être moins bien. Il ne faut pas baisser la tête et continuer à travailler. Je me suis posé les bonnes questions. J’ai analysé ce que je faisais de moins de bien. J'ai essayé de mettre le plus d'intensité possible. Je devais retrouver le plaisir, l’intensité et cette insouciance que j’avais un peu perdue”, a développé celui dont le statut dans cette Coupe du monde sera a priori celui d'un complément derrière les cadres à son poste.

Patience, polyvalence et remise en question

Après des débuts en fanfare en 2023, avec un but marqué dès sa première sélection, puis une convocation pour l'Euro 2024, Warren Zaïre-Emery avait quitté la liste de Didier Deschamps en septembre dernier. La perte de sa place de titulaire au PSG au moment où le club est monté sur le toit de l'Europe l'avait contraint à une forme de déclassement. Il était alors redescendu jouer avec la sélection Espoirs.

"C’était pour reprendre confiance, jouer, toucher le ballon, a expliqué l'intéressé. Quand je n’ai pas été appelé, j’en ai profité pour me reposer, me vider la tête, remettre la machine en marche et je pense que ça a bien fonctionné". Entre ce retour sur terre bénéfique, et un temps de jeu en hausse dans un PSG décimé par les blessures, Warren Zaïre-Emery est redevenu ce joueur fiable et solide dans les duels, dans un poste de latéral droit hybride.

🇫🇷 Equipe de France🗨️Zaïre-Emery : « Le coach m’a mis latéral gauche lors du dernier entraînement. Il m’a demandé si ça me dérangeait. Je lui ai dit : "Moi, il n’y a aucun souci. Si vous voulez même me mettre au but, tant que je joue, c’est avec plaisir. »#beINFWC2026 pic.twitter.com/Op371Gapeo

"Moi, peu importe le poste. Je me plais, a-t-il insisté. Le coach m’a mis latéral gauche au dernier entraînement. Il m’a demandé si ça me dérangeait. Mais, moi, si vous voulez me mettre au goal, tant que je joue, ça me va". Didier Deschamps le considère avant tout comme une option au milieu de terrain pour le moment, mais il est difficile de se faire une place avec quatre joueurs plus installés que lui en équipe de France : Aurélien Tchouameni, Adrien Rabiot, Manu Koné et N'Golo Kanté.

Zéro minute à l'Euro 2024, combien au Mondial ?

Pour le moment, ce grand précoce ronge son frein et reconnaît que son manque de temps de jeu est "frustrant", comme lorsque Luis Enrique ne l'a pas titularisé en finale de Ligue des champions il y a deux semaines, alors qu'il était le joueur le plus utilisé pendant le reste de la saison. L'Espagnol avait lui-même reconnu que sa décision avait été "injuste". "J’ai vu ces mots, ça m’a fait très plaisir. On ne peut pas lui en vouloir. Il y aura toujours des décisions à prendre", a assuré Warren Zaïre-Emery, samedi.

Le couteau suisse parisien accepte sa place en salle d'attente, mais ne se contente pas d'attendre son tour : "Je suis quelqu’un de très humble, qui aime le travail, qui donne toujours la meilleure version de soi-même. J’essaie de pousser mes coéquipiers tous les jours à l'entraînement pour qu'ils soient encore meilleurs". Deux ans après avoir vécu l'Euro depuis le banc sans jouer la moindre minute, Warren Zaïre-Emery n'aborde plus cette Coupe du monde avec le statut de phénomène annoncé. A l'écouter samedi, ce rôle lui convient presque davantage : celui d'un joueur qui a cessé de brûler les étapes, et qui a appris à rebondir.

Source : franceinfovoir l'article d'origine ↗

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