Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump affirme que la signature d'un accord avec l'Iran est "prévue" dimanche
Un peu plus tôt samedi, le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, avait tablé plutôt sur une signature lors des "prochains jours", et non dimanche.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le porte-parole arabophone de l'armée israélienne a appelé la population à évacuer vingt localités situées dans les environs de Nabatiyé.
L'armée israélienne mène de nouvelles frappes dans le sud du Liban, où elle assure viser le Hezbollah pro-iranien. Dans la matinée, samedi 13 juin, le porte-parole arabophone de l'armée israélienne, le colonel Avichay Adraee, a appelé la population à évacuer "immédiatement" vingt localités, toutes situées dans les environs et au nord de Nabatiyé, précisant que l'armée israélienne s'apprêtait à "agir avec force". Vendredi, la milice chiite avait affirmé que ses combattants affrontaient des forces israéliennes, alors qu'elles progressaient vers une ville du sud du Liban, située à cinq kilomètres de la frontière israélienne. De son côté, l'armée israélienne avait émis un appel à évacuer trois villages de la zone. L'agence nationale d'information libanaise ANI avait quant à elle rapporté une série de frappes, y compris sur des zones non concernées par l'avertissement israélien. Suivez notre direct.
• Des drones iraniens abattus par les Etats-Unis dans le détroit d'Ormuz. Si l'Iran et les Etats-Unis ont fait part de leur optimisme quant à la possibilité d'un accord de paix au Moyen-Orient, la situation reste tendue dans le golfe arabo-persique. Dans un message publié samedi 13 juin sur le réseau social X, le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé que les forces américaines ont abattu plusieurs drones iraniens qui visaient des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz. A la suite de ces frappes, "le trafic maritime dans le détroit reste fluide", a-t-il ajouté.
• Un accord de paix en cours de négociations. Après des semaines de négociations, Téhéran, Washington et le médiateur pakistanais ont affiché leur optimisme, vendredi soir. "Dès que les dernières étapes de nos négociations seront achevées, cet accord sera signé et annoncé", a déclaré le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, à la télévision d'Etat. "Cela pourrait arriver dans les prochains jours. J'ai bon espoir". "La paix n'a jamais été aussi proche qu'aujourd'hui", a affirmé pour sa part le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif, principal négociateur dans le conflit. A Washington, un haut responsable cité par l'AFP a estimé à "80 à 85%" la probabilité d'un accord-cadre ouvrant une période de 60 jours de discussions techniques. "La ligne d'arrivée n'est pas encore franchie", a-t-il averti.
• Des versions divergentes. Les versions d'un éventuel compromis données par les médias iraniens et Washington présentent d'importantes différences. L'agence de presse iranienne Mehr a publié vendredi un texte présenté comme une ébauche de protocole en 14 points, avec des conditions telles que le maintien du contrôle sur le détroit d'Ormuz, le droit à l'enrichissement d'uranium, le déblocage rapide de 24 milliards de dollars de fonds iraniens gelés à l'étranger. Washington a livré de son côté une toute autre version du texte. "Les termes [d'accord] que l'Iran a fait fuiter aux médias menteurs n'ont RIEN à voir avec les termes dont nous sommes convenus par écrit", s'est agacé le président américain, Donald Trump, dans un message publié sur son réseau Truth Social.
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