Dispositif "rues aux écoles" à Paris : 279 rues recensées par l'association Respire sur les 300 promises par la mairie
La promesse était de piétonniser les abords de 300 écoles parisiennes "pour diminuer la pollution de l’air, le bruit et les accidents". Respire appelle à mettre les moyens pour "poursuivre et amplifier la dynamique".
L'association Respire comptabilise 279 "rues aux écoles" à Paris dans son bilan définitif publié mercredi 17 juin matin et révélé par ICI Paris-Île-de-France. Ce dispositif lancé en 2020 consiste à piétoniser "les voies aux abords d'écoles maternelles et primaires", précise la mairie de Paris sur son site. L'un des objectifs est de "supprimer ou apaiser le trafic motorisé devant les établissements scolaires, pour diminuer la pollution de l’air, le bruit et les accidents", ajoute Respire dans son bilan.
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Dans le détail, parmi les 279 rues concernées, 174 sont fermées à la circulation et 105 bénéficient d'un régime de circulation apaisée. L'association fait le constat que Paris n'a "pas atteint l'objectif de 300 rues aux écoles fixé" au début du deuxième mandat d'Anne Hidalgo, maire jusqu'en mars 2026. Néanmoins, elle souligne "une accélération des réalisations au cours de la seconde moitié du mandat."
Seules 18% des écoles les plus polluées sont traitées
Elle insiste également sur la "progression importante de la qualité des aménagements". L'association Respire estime que, désormais, "la prochaine étape doit consister à cibler prioritairement les établissements les plus exposés à la pollution de l'air et au trafic routier". Selon les données qu'elle a récoltées, 56 établissements sur les 300 les plus pollués de la capitale bénéficient du dispositif. L'association Respire appelle à mettre en œuvre plus de moyens pour "poursuivre et amplifier la dynamique".
"On a jusqu'à moins 30%" de concentrations de dioxyde d'azote aux abords des écoles piétonnisées, souligne sur ICI Paris-Île-de-France, Axel Genoud-Prachex, chargé de campagne à l'association Respire, qui a piloté l'étude sur le dispositif "rues aux écoles". "L'objectif n'est pas complètement atteint, mais ces rues végétalisées sont globalement qualitatives", tempère Axel Genoud-Prachex, regrettant tout de même que seules 18% des écoles identifiées comme les plus polluées sont traitées.
Selon une étude d'AirParif et de l'Observatoire régional de santé Île-de-France publiée en 2022, la pollution de l’air est responsable de près d’un décès sur dix dans la région.
Source : franceinfo — voir l'article d'origine ↗