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Comment s'adaptent les travailleurs en extérieur pendant la canicule ?

Cette chaleur étouffante est compliquée, notamment pour ceux qui travaillent à l'extérieur. Les équipes de France Télévisions ont suivi des couvreurs, en Isère et dans l'Hérault, dans leur journée très éprouvante.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Leur chantier est en plein soleil, sans l'ombre d'un abri pour se protéger. Tous les jours, ils sont sur les toits. Il fait près de 30 degrés, ce mercredi 17 juin, à Montpellier (Hérault) et ce n'est rien à côté de ce qui les attend. Alors, comme ils sont deux, parfois ils se relaient, ils se ménagent un peu. "On prend notre temps, des pauses, on se remplace. Parfois, quand on a bien avancé le matin très tôt ou il fait moins chaud que l'après-midi, on peut même faire des petites pauses à trois. Souvent, quand la chaleur le permet, on va tout envoyer jusqu'à midi et parfois, on arrête à midi", explique Lorenzo Lecarrer, couvreur chez AREA Toiture.

Ils sont bien conscients du danger. Ils nous parlent du jeune couvreur décédé il y a trois semaines dans la Drôme, probablement d'un violent coup de chaud. Ils font tout pour éviter d'atteindre leurs limites. Ils boivent 2 à 3 litres par jour, et ils se mouillent le plus souvent possible. "Je ne porte pas de casquette, je ne supporte pas. Ça me gratte énormément avec la sueur. Donc toutes les 30 minutes, je descends et je viens me rafraîchir un peu le visage et les cheveux. Ça permet de décompresser aussi un petit peu", indique Didier Soulaigre, un autre couvreur.

Un changement du rythme de travail ?

Ces charpentiers continuent malgré 33 degrés dans l'après-midi, ce mercredi 17 juin. La vigilance diminue vite avec la chaleur. Mardi, leur jeune collègue s'est blessé. Les matériaux chauffent. Même les outils finissent par fatiguer. "Le pare-vapeur derrière, il est chaud, l'échafaudage, n'en parlons pas, c'est en ferraille, c'est brûlant. Et même la tronçonneuse. En rénovation, quand il fait très chaud avec les vapeurs d'essence, elle a quand même beaucoup plus de mal à démarrer."

En 20 ans d'activité, le patron n'a jamais connu des épisodes répétés de chaleur aussi forte. Il envisage de modifier le rythme de travail, 6 jours sur 7, pour réduire l'amplitude quotidienne.

Source : franceinfovoir l'article d'origine ↗

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