L'Insee prévoit une croissance de 0,7% pour 2026, avec un regain au deuxième trimestre
En parallèle, l'institut de statistiques économiques estime que l'inflation atteindra 2,7% sur un an en décembre, avec des ménages qui "paient l'essentiel de la facture pétrolière et accusent le coup".
La croissance française atteindra 0,3% au deuxième trimestre et 0,7% en 2026, estime l'Insee mercredi 17 juin. Dans une note intitulée "L'industrie tient la barre, les ménages accusent le coup", l'Institut national de la statistique envisage toutefois une fin d'année plus morose, avec une croissance de 0,1% seulement aux troisième et quatrième trimestres, en raison d'une consommation "en panne sèche".
Cette vision plutôt favorable du trimestre en cours contraste avec celle de la Banque de France : l'institution estime que la croissance a été nulle au deuxième trimestre et pense que la croissance annuelle sera limitée à 0,5% en 2026, contre 0,9% dans ses prévisions précédentes.
Dans cette note, l'Insee remarque que le "regain temporaire" de croissance du trimestre en cours serait lié notamment à une forte production dans des secteurs industriels comme le raffinage ou la chimie, où les producteurs du Golfe ont été mis "hors jeu" du fait de la guerre au Moyen-Orient.
Une baisse du pouvoir d'achat
En revanche, "les ménages paient l'essentiel de la facture pétrolière et accusent le coup". L'inflation est envisagée à 2,7% sur un an en décembre, alors qu'elle était inférieure à 1% avant le conflit au Moyen-Orient. D'autant que les salaires ne suivent pas pour l'instant, hormis le smic, relevé automatiquement au 1er juin. Le pouvoir d'achat baisserait ainsi de 0,3% sur l'année.
Quant au marché du travail, "il se dégrade", observe l'institut, qui prévoit désormais un taux de chômage à 8,4% en fin d'année, contre 7,9% fin 2025 et 7,3% fin 2024.
Source : franceinfo — voir l'article d'origine ↗