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💶 Économie

Croissance de 0,7%, pouvoir d'achat en baisse, chômage en hausse… Ce que prévoit l'Insee pour la fin de l'année 2026

L'Insee a présenté mercredi des perspectives de croissance en France pour le trimestre en cours et pour l'année, tout en notant que les ménages apparaissent comme les principales victimes de la conjoncture actuelle.

L'Iran et les États-Unis s'apprêtent à signer un accord mais au final quel sera l'impact de la guerre sur notre économie cette année ? Une réponse dans le titre de la note de conjoncture de l'Insee publiée mercredi 17 juin : "L'industrie tient la barre, les ménages accusent le coup." L'institut statistique prévoit une croissance à 0,7% en 2026, et une inflation à 2,7% sur un an en décembre.

Selon l'Insee, ce sont les ménages qui "paient la facture". Le pouvoir d'achat des ménages devrait baisser de 0,3% cette année. "Les prix de l'essence vont un peu s'apaiser avec l'accord qui a été trouvé, mais la hausse passée des prix de l'énergie va se diffuser, explique Dorian Roucher, responsable du département de la conjoncture de l'Insee. Elle va se diffuser au prix des produits manufacturés, va se diffuser au prix du transport aérien. Cette hausse de l'inflation n'avait pas été anticipée dans les négociations salariales. Les salaires n'augmentent donc pas et le pouvoir d'achat va se comprimer."

"Ce sont les ménages qui paient la facture, contrairement à 2022 où ils avaient été en partie protégés par des mesures de la part du gouvernement. Là, on a des mesures ciblées, pas de mesures générales, et donc l'essentiel du coût est supporté par les ménages."

Il y a des amortisseurs côté salaires : le Smic, relevé automatiquement de 2,4% début juin à cause de l'inflation et les primes ponctuelles attendues en fin d'année. Mais la confiance des ménages s'effondre de dix points depuis février et renoue avec les niveaux de 2022, après l'invasion de l'Ukraine.

La consommation est en panne avec la flambée des prix du carburant, entre janvier et avril, la part des ménages qui rognent sur leur dépenses de déplacements bondit de près de dix points. En revanche les ventes de voitures électriques sont en nette hausse portées notamment par des acheteurs qui veulent sortir de la dépendance au pétrole.

L'industrie se maintient

L'industrie française "tient la barre" et entraine un regain de croissance au deuxième trimestre. Il y a trois facteurs selon l'Insee, que détaille Dorian Roucher dont deux sont conjoncturels : "Les raffineurs, les chimistes, profitent de la mise hors-jeu de leurs concurrents du Golfe. La France et les pays européens achetaient directement du kérosène et des produits raffinés au pays du Golfe. Les raffineries de ces pays ne peuvent plus nous fournir, et donc ce sont les raffineries françaises et européennes qui produisent plus."

Le deuxième effet est lié à la guerre : pour se couvrir, les clients des verriers, des plasturgistes, ont passé beaucoup de commandes, en craignant des hausses de prix ou des pénuries. Un dernier effet, beaucoup plus structurel, et très positif sur l'économie française, c'est la forte dynamique du secteur aéronautique et naval, aussi bien sur le plan civil que sur le plan militaire.

Mais les industriels qui produisent plus n'ont pas besoin d'embaucher. Le marché du travail se dégrade et le taux de chômage devrait remonter à 8,4% en fin d'année. L'Insee envisage une fin d'année plus morose avec une croissance de 0,1% au troisième et quatrième trimestre. En revanche, la menace d'une récession semble bel et bien s'éloigner.

Source : franceinfovoir l'article d'origine ↗

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