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💶 Économie

Coup de chaud sur les troupeaux et les vergers : "Quand il fait très chaud, on voit qu'il y a une baisse de la natalité", constate un éleveur confronté aux conséquences des fortes chaleurs

La chaleur écrasante dans de nombreux départements est particulièrement difficile à supporter pour les agriculteurs. Dans les champs, les éleveurs n'ont pas le choix et doivent composer avec les travaux du quotidien. Sous les hangars, c'est la fournaise.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

À 9 heures du matin, il fait déjà 26 degrés sur l'exploitation d'Aurélien Hillotte, mercredi 17 juin. L'éleveur se dépêche de mettre son troupeau au pré avant qu'il ne fasse trop chaud. "Le matin ça va. Après, il y a un petit peu d'ombre sur le bord des parcelles, elles peuvent s'abriter sous les arbres", explique-t-il. Pour la deuxième fois cette année, le thermomètre va grimper jusqu'à 38 degrés, voire 40 degrés lundi prochain.

Des températures qui impactent directement les animaux. "Il y a des conséquences, notamment sur la reproduction. Quand il fait très chaud, on voit qu'il y a une baisse de la natalité. Il y a moins de veaux qui arrivent à arriver au bout à cause de la grosse chaleur. Après, il y a des conséquences aussi sur l'alimentation, puisque forcément, il y a moins d'herbe. Là, on est déjà au mois de juin et il n'y a quasiment plus d'herbe dans les prés", souligne l'éleveur de la ferme Gardelly, à Fargues, dans les Landes.

Pour nourrir son bétail, l'éleveur cultive donc du maïs. Là encore, il a dû s'adapter à cette météo particulière. "L'arrosage au 10 juin, je n'ai jamais vu. Il y a des zones où le maïs, il tord, et la feuille se referme et ça, ça veut dire qu'il manque d'eau", pointe encore Aurélien.

"On est obligé de faire du tri sur les parcelles irriguées"

Arroser plus tôt que prévu, une contrainte également pour sauver la production de pommes en Haute-Vienne. "Ça apporte une sécurité sur la vie du végétal, sur le développement du verger, mais aussi sur la qualité et la quantité de la récolte", indique Pascal Babaudou, arboriculteur. L'eau vient d'une réserve artificielle dont le volume est limité. Pascal n'est donc pas certain de tenir toute la saison. "Elle fait 6 000 m3. Elle permet d'alimenter nos vergers, mais pendant une période donnée, elle n'a pas un gros potentiel. Donc, on est obligé de faire du tri sur les parcelles irriguées", précise-t-il.

Près de Limoges aussi, on devrait avoisiner les 40 degrés dans les prochains jours. Un épisode de chaleur précoce lié au réchauffement climatique.

Source : franceinfovoir l'article d'origine ↗

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