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Le plafonnement des prix des carburants en France a coûté 200 millions d'euros à TotalEnergies depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, selon son PDG Patrick Pouyanné

Le tarif choisi par TotalEnergies pour le plafonnement des prix des carburants oblige l'entreprise à vendre à perte, laisse entendre le patron de l'entreprise.

Le plafonnement du prix des carburants opéré par TotalEnergies en France a entraîné un manque à gagner de l'ordre de 200 millions d'euros pour l'entreprise depuis le début de la guerre en Iran, a déclaré le PDG du groupe Patrick Pouyanné, devant une commission parlementaire mercredi 17 juin.

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"On en est à peu près à 200 millions d'euros" de coût pour ce plafonnement du prix des carburant mis en place depuis le début du conflit au Moyen-Orient, a déclaré le PDG de TotalEnergies, interrogé par le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale française, le député LFI Eric Coquerel. Il s'agit d'un calcul approximatif, sur la base de ce qu'aurait pratiqué le groupe comme prix dans ses stations-services indépendamment de la crise, précise Patrick Pouyanné.

"Critiquer" cette mesure, "j'avoue avoir du mal à le comprendre"

Le dirigeant a aussi laissé entendre que ce plafonnement oblige l'entreprise à vendre son carburant à perte, car "le plafond est inférieur au prix de revient". Le patron de TotalEnergies, accusé de concurrence déloyale vis-à-vis des autres exploitants de stations-services, notamment dans la grande distribution, affirme que c'est le modèle intégré du géant pétro-gazier, du champ pétrolier jusqu'à la distribution, et de bons résultats qui permettent au groupe de "financer" ce plafonnement. TotalEnergies a enregistré au 1er trimestre 4,96 milliards d'euros de bénéfices, un bond de 51% sur un an.

"Donc, critiquer" cette mesure, "j'avoue avoir du mal à le comprendre", a réagi Patrick Pouyanné, qui a également réitéré ses menaces de retirer le plafonnement si l'Etat venait à adopter une surtaxation des revenus de l'entreprise. "Si le Parlement s'orientait vers une taxation supplémentaire, nous en tirerons les leçons (...). On ne peut pas vouloir nous prendre deux fois la même argent", a-t-il dit.

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Source : franceinfovoir l'article d'origine ↗

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