✨ Nouveau · des dizaines de salons français actifs 24h/24 — voir les salons →
💶 Économie

Sébastien Lecornu durcit le ton face aux demandes des ministères pour le budget 2027

Le gouvernement prépare le budget 2027 sous haute tension. Les ministères réclament 30 milliards d’euros supplémentaires, tandis que Matignon exige des économies strictes. Dans une lettre ferme, le Premier ministre recadre ses équipes et appelle à la responsabilité face à des finances publiques jugées dégradées.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Sébastien Lecornu, face au casse-tête du budget 2027. Un mot d'ordre cette année : faire des économies. Et pourtant, les ministères qui négocient en ce moment leur budget auraient demandé 30 milliards d'euros, dont 24 de dépenses supplémentaires. Dans une lettre que nous nous sommes procurée, le Premier ministre tape du point sur la table. Des points d'exclamation, des mots doublement soulignés et de phrases décisives : "Il en va de la responsabilité politique de chaque ministre. Nous devons être sérieux. Je compte sur vous."

Des tensions autour des demandes budgétaires

Un recadrage indispensable pour espérer trouver un compromis budgétaire à l'Assemblée nationale, selon Philippe Juivin, député Les Républicains des Hauts-de-Seine et rapporteur du texte. Il précise : "Il faut que les ministres commencent à comprendre qu'on ne peut pas tous les jours ouvrir des droits nouveaux et faire des dépenses nouvelles. On n'a pas le début de commencement de ces financements. Je dis aux ministres, arrêtez de dépenser." Du côté des ministres, certains se justifient. "On a en effet bien demandé une hausse sur les crédits en faveur des politiques publiques prioritaires du ministère mais néanmoins des baisses de fonctionnement" confie un membre de l'entourage du ministère de la Transition écologique.

Des ministères régaliens seraient préservés. Matignon précise ce soir que le budget de la Justice devrait augmenter comme chaque année depuis 2017. Mais des coupes budgétaires restent inévitables si le gouvernement veut tenir son objectif et réduire le déficit. Stéphanie Villers, économiste et conseillère économique PwC, explique : "Nos finances publiques sont dégradées, on a un déficit élevé, on a une dette sous surveillance. Donc en fait, il n'y a plus de marge de manœuvre supplémentaire pour soutenir des dépenses publiques de tel ou tel ministère."

Source : franceinfovoir l'article d'origine ↗

Ton avis sur cette actu ?

Rejoins un salon et lance le débat.

Entrer au chat →