A l'occasion du sommet du G7, des ONG demandent à Emmanuel Macron de "réellement s'attaquer" aux déséquilibres macroéconomiques mondiaux
Ces organisations appellent le chef de l'Etat à confronter les pays participant au G7 à plusieurs déséquilibres, parmi lesquels "la dette qui asphyxie les pays du Sud" et "l'extrême concentration des richesses".
"Ces fractures ne sont pas des accidents de l'Histoire." Dans une tribune, samedi 13 juin, des organisations de lutte pour la solidarité et contre le changement climatique appellent Emmanuel Macron à "réellement s'attaquer aux déséquilibres macroéconomiques mondiaux" et à la dette des pays du Sud, "construits et alimentés" par les pays participant au G7, dès lundi à Evian. "Réduire les déséquilibres de l'économie mondiale suppose d'en assumer les origines", écrivent dans ce texte publié par La Tribune Action contre la Faim, Oxfam, Alternatiba, Amnesty international France, CCFD-Terre Solidaire, Alofa Tuvalu, Emmaüs International, Réseau Action Climat et 350. "Ces fractures (...) ont été construites et alimentées, et le sont encore, par des logiques d'exploitation et de dépendance que les pays du G7 ont érigées en systèmes, et qu'ils perpétuent."
Le sommet du G7 réunit les dirigeants des États-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, de l'Allemagne, de l'Italie, du Japon et de la France, ainsi que l'Union européenne. Les leaders de l'Egypte, des Emirats Arabes Unis et du Qatar ont également été associés pour cette édition, ainsi que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Emmanuel Macron a aussi convié à certaines séquences les dirigeants du Brésil, de la Corée du Sud, de l'Inde et du Kenya, pour éviter que ce forum de puissances industrialisées soit perçu comme trop antagoniste aux pays émergents. Le président français entend, selon l'Elysée, s'attaquer aux déséquilibres économiques mondiaux.
"Emmanuel Macron a préféré sécuriser la participation de Donald Trump au G7 d'Évian, quitte à effacer de l'agenda du sommet les enjeux climatiques et les questions de genre pour ménager le président américain", accusent néanmoins les signataires de la tribune. Ils demandent au président français de confronter ces grandes puissances à plusieurs déséquilibres: "la dette qui asphyxie les pays du Sud", "l'extrême concentration des richesses", le "système fiscal international obsolète", "les super-profits indécents réalisés sur le dos des crises" et "l'affaiblissement de la solidarité internationale".
Source : franceinfo — voir l'article d'origine ↗