Coupe du monde 2026 : équipe type, niveau de l'adversaire, conséquences... Trois questions avant France-Sénégal
Les Bleus débutent la compétition, mardi, avec l'envie de démarrer par une victoire, comme lors des trois précédentes participations sous Didier Deschamps.
Le grand jour est arrivé. L'équipe de France lance enfin sa Coupe du monde 2026. Six jours après son arrivée sur le sol américain, elle commence son tournoi directement par le plat de résistance, le Sénégal, mardi 16 juin, au MetLife Stadium, à côté de New York. L'affiche est aussi alléchante qu'importante. Franceinfo: sport répond aux trois grandes questions qui se posent avant le coup d'envoi.
Quel onze de départ pour l'équipe de France ?
Comme chaque entrée en lice dans un grand tournoi, cette question est incontournable. Il y a relativement peu de doutes sur le plan de départ prévu par Didier Deschamps. Le même onze que celui aligné contre l'Irlande du Nord tient la corde : Mike Maignan – Jules Koundé, Dayot Upamecano, William Saliba, Theo Hernandez – Aurélien Tchouameni, Adrien Rabiot – Michael Olise, Ousmane Dembélé, Désiré Doué – Kylian Mbappé.
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Si incertitude il y a, c'est autour de l'état de forme de certains joueurs qui ont été ponctuellement ménagés à l'entraînement. Aurélien Tchouameni, Theo Hernandez et William Saliba n'ont pas pris part à l'entraînement vendredi dernier. Une mesure de "précaution" d'après le staff des Bleus. Le cas du défenseur d'Arsenal est le seul à nourrir des inquiétudes concrètes. Sa douleur chronique au dos s'était réveillée après la finale de la Ligue des champions, il y a un peu plus de deux semaines.
Qu'attendre du Sénégal ?
Champion d'Afrique déchu par la CAF plusieurs mois plus tard, le Sénégal est un adversaire de taille pour l'équipe de France. "En face de nous, il y a une très belle équipe avec toutes les qualités que demande le football de très haut niveau", s'est contenté de décrire Didier Deschamps, sans entrer dans les détails en conférence de presse de veille de match. Ce dernier n'a pas voulu comparer le niveau de cette version du Sénégal à celle du Mondial 2002, qui avait battu les Bleus (1-0) à l'occasion de la seule confrontation entre les deux équipes.
La sélection de Pape Thiaw est 16e au classement Fifa et sa participation aux huitièmes de finale du dernier Mondial semblait déjà en deçà de son réel potentiel. "Leur milieu a très bien performé dans la dernière compétition. Ils ont aussi des atouts offensifs et un équilibre qui fait que l'équipe doit être prise au sérieux", a analysé N'Golo Kanté.
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"La France est favorite", s'est dédouané Pape Thiaw, le sélectionneur du Sénégal. Cette physionomie était celle de 2002. Ce dernier faisait d'ailleurs partie de l'équipe sénégalaise. "Ce ne serait pas une surprise si on battait la France", a tout de même noté celui qui revendique le statut de champion d'Afrique, même si la décision du Tribunal arbitral du sport se fait toujours attendre.
Pourquoi ce match est-il crucial pour la suite de l'aventure tricolore ?
Sur ses six premiers tournois majeurs (Euro + Coupe du monde), Didier Deschamps a systématiquement mené l'équipe de France à la victoire lors de chaque entrée en lice. La dernière fois que les Bleus n'ont pas remporté leur première rencontre d'une Coupe du monde, c'était en 2010, avec le désastre de Knysna et l'élimination dès la phase de groupes.
Si Didier Deschamps a commencé sa conférence de presse en rappelant que "dans les statistiques, le dernier champion du monde a perdu son premier match et cela ne l'a pas empêché d'être titré", toute la communication de l'équipe de France, et plus largement la préparation, sont orchestrées pour garder une concentration extrême. Aucun des sept joueurs envoyés face aux médias depuis l'arrivée aux Etats-Unis n'est un titulaire en puissance.
"Le grand favori, c'est l'Espagne et je n'ai aucun doute là-dessus", répond Didier Deschamps à une question d'une journaliste espagnole pic.twitter.com/XRNp9ldx3i
Malgré son statut de capitaine, Kylian Mbappé n'a pas accompagné le sélectionneur à la veille du match. "Ce matin, au réveil, j'ai croisé trois joueurs sur 26. N'Golo [Kanté], je sais qu'il est réveillé très tôt", s'est justifié le sélectionneur, qui a tout de même laissé échapper qu'il faisait "en sorte de protéger tout le monde". La protection est de mise avant le match le plus important de cette phase de groupes, face à l'adversaire aux références les plus concrètes au très haut niveau.
L'objectif des Bleus reste évidemment la première place du groupe, qui leur garantirait un parcours plus abordable et des transferts beaucoup moins énergivores (ils referaient la même boucle qu'en poule, très pratique : New York-Philaldelphie-Boston).
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