Coupe du monde 2026 : pour quelles raisons ce Mondial bat déjà tous les records économiques ?
Avec davantage d’équipes, plus de matchs et des prix en forte hausse, la Coupe du monde 2026 promet des retombées économiques records. Un jackpot pour la FIFA et les pays organisateurs, même si les bénéfices pour l’économie française resteront limités.
La Coupe du monde 2026, qui vient de débuter jeudi 11 juin, s’annonce comme l’un des événements sportifs les plus lucratifs jamais organisés. La FIFA la présente elle-même comme le plus grand rendez-vous sportif commercial de l’histoire. Une ambition qui s’explique notamment par l’ampleur inédite de la compétition : près d’une centaine de matchs sont programmés, soit bien davantage qu’il y a quatre ans, et 16 équipes supplémentaires participent au tournoi, avec à la clé des millions de supporters potentiels en plus.
Les retombées économiques se chiffrent en milliards de dollars. Entre la vente de billets, de maillots, les contrats de sponsoring, les droits télévisés, les paris sportifs en plein essor et les dépenses des touristes venus du monde entier pour se loger, se restaurer et consommer, les estimations varient fortement. Le cabinet Allianz évoque ainsi neuf milliards de dollars de retombées économiques, tandis que la FIFA avance jusqu’à 40 milliards de dollars à l’échelle mondiale. Une chose est sûre : jamais une Coupe du monde n’avait atteint une telle dimension économique.
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Des billets à des prix record
En 2026, la FIFA pousse encore plus loin la logique commerciale. Les billets sont déjà plus chers qu’en Europe en raison du niveau de vie américain, mais l’instance a également instauré pour la première fois une tarification dynamique. Comme pour les billets de train ou d’avion, les prix évoluent selon la date d’achat et la demande. Résultat : les tarifs atteignent parfois des sommets. Pour le match d’ouverture disputé jeudi 11 juin au soir, certaines places de première catégorie se sont revendues jusqu’à 15 000 dollars sur la plateforme officielle de la FIFA. Des billets pour la finale ont été mis en vente à plus de deux millions de dollars l'unité sur la plateforme officielle de revente de la FIFA, certaines annonces dépassant même les 10 millions de dollars. Un véritable jackpot pour la fédération internationale.
Reste une question, cette Coupe du monde peut-elle profiter à l’économie française ? Si les Bleus atteignent la finale, ce que beaucoup espèrent, les ventes de boissons, de pizzas et de produits pour l’apéritif devraient progresser. Les restaurateurs pourraient également bénéficier de l’engouement populaire. En revanche, l’impact sur la croissance économique restera probablement marginal. À une nuance près : la confiance, le moral et la bonne humeur générés par un parcours victorieux ont toujours des effets positifs, même difficiles à mesurer, sur l’économie.
Source : franceinfo — voir l'article d'origine ↗