Loi anti-fast fashion : que prévoit le texte examiné ce mercredi pour lutter contre la mode ultra-éphémère ?
Après des mois de polémique, la marque Shein va quitter le BHV du Marais, à Paris. Une fermeture qui coïncide avec l'examen ce mercredi 17 juin de la loi anti-fast fashion. Un texte qui entend s'attaquer aux géants de la mode ultra-éphémère et aux conséquences environnementales.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
L'enseigne Shein au BHV à Paris, c'est fini. "Ça n'a rien à faire [là], Shein ou d'autres fast fashion comme ça, qui polluent", estime un riverain. "C'est toujours dommage parce que c'est bien qu'il y ait [des offres] pour tout le monde", estime en revanche une passante.
Quid de Zara ou Kiabi ?
Dans le viseur du gouvernement, l'ultra-fast fashion des géants asiatiques comme Shein ou Temu. En revanche, les enseignes françaises ou européennes comme Kiabi, Décathlon ou Zara, devraient être protégées en raison de leur poids fiscal et des emplois qu'elles représentent. Or, il faudrait réglementer tout le secteur selon la coalition Stop Fast Fashion. "La majorité des produits sont des produits de ce qu'on pourrait appeler la fast fashion traditionnelle. L'ultra-fast fashion ne représente pas aujourd'hui plus de 5 à 10% du marché français", souligne Valeria Rodriguez, porte-parole de l'ONG Max Havelaar.
Dans le cadre de la loi anti-fast fashion, ces associations demandent des sanctions proportionnelles aux pratiques des marques. Aujourd'hui, l'industrie de la mode est responsable d'environ 10% des émissions de gaz à effet de serre.
Source : franceinfo — voir l'article d'origine ↗